Un an d’amour


On m’a posé cette question il y a quelques jours :

« Quelle pratique, quel rituel pourrait contribuer à maintenir cet espace sacré en toi? »

Et ce même jour, j’ai décidé de débuter la pratique du tracé de mon propre corps nu.

J’ai choisi de l’appeler « Un an d’amour » ! Une année pour m’offrir douceur, m’apaiser, me connecter au vulnérable en moi et réconcilier les dualités.

Premier dessin

Mes ressentis pendant le processus du dessin :

Je prends conscience que j’essaie de bien faire. Je veux que ce soit beau. Je sens que j’ai besoin de me conformer. Je veux choisir les « bonnes » couleurs et respecter les lignes. Mes mamelons sont rouge écarlate ainsi que mes lèvres. Je note que mon feu sacré est bien vivant. Je prends un moment pour descendre en moi, encore et encore.


Deuxième dessin

Ma tête se retire, mon corps prend le dessus, mes mamelons offrent leur douceur au monde. J’accepte, je laisse mon feu sacré me guider. Ma peau durcit avec les années, devient pêche. Mon ventre, mon feu sacré veut se donner. « The fire is burning in my bones. » En évolution, JE SUIS.


Troisième dessin

Te remplir d’amour, t’offrir une couche profonde de protection et de douceur. Je t’aime. Merci pour ta patience, ton courage, ta détermination à vivre malgré tout. La terre me soutient, je peux m’accrocher à elle.

Mes ressentis lors du dessin :

Ça fait dur ! J’ai de la difficulté à tracer les seins. Je ne vois pas le contour, c’est important pour moi de bien tracer la forme de mes seins. La beauté, la vraie beauté naturelle de mes seins, je veux la voir sur le papier. Je tiens à ce que ce soit juste.

J’observe plein d’inquiétudes dans ma tête : la nourriture, le ménage de la maison, l’organisation, les célébrations de fin d’année, ma famille, mes enfants, mon mari, le lit qui craque, mon fils qui regarde des films dans le salon, la cryptomonnaie, ma fille qui semble stressée. J’ajoute tout cela à tout cela – l’amour, la clé de toujours.


Quatrième dessin

« Comment faire malgré tout… je poursuis mon chemin. » Exaspérée, je suis. La tête pleine, les épaules lourdes, le mors aux dents. J’ai peur de m’exprimer, que ma langue devienne tranchante comme un pénis qui s’insère sans être invité. Le papillon se déploie au centre de mon cœur, mon cœur proclame ses folies, mes mamelons offrent leur douceur, leur vérité, comme des yeux ouverts vers le monde. Mon feu sacré est patient et en braise. J’ai peur de la séduction, de mon magnétisme, de ma lumière. Malgré l’impossible qui se présente à moi, j’invoque le possible. Avec Dieu, tout est possible. Je réapprivoise le dieu possible, le Dieu Amour, le dieu qui inclut tout, le dieu qui aime malgré, le dieu qui unit, qui se donne. Je comprends qu’en guérissant le féminin, la peur de la séduction, du magnétisme et de la convoitise, le masculin pourra s’exprimer à travers moi. Je reprends mon pouvoir de femme, je reprends ce qui m’appartient, j’inclus tout en moi sans couper, sans diviser, sans juger, sans rendre bon ou mauvais.


Cinquième dessin:

Mon masculin accueille mon féminin. J’accueille ce qui est, mon féminin acquiesce, je lâche prise, je laisse mon féminin sacré être ce qu’il est, je relâche toutes les tensions accumulées.

Pourquoi deux visages et quatre mains sur ce dessin?

Eh bien, la vie m’a réservé une merveilleuse surprise ce soir-là. Alors que je m’apprêtais à tracer l’image choisie, je découvre devant moi, sur ma table lumineuse, deux visages et quatre mains. Comment est-ce possible? Émerveillée, je constate avec enchantement qu’une autre image s’était insérée « à mon insu » entre le tracé et le papier blanc. Un sourire illumine mes lèvres, et je commence mon dessin, touchée par une présence bienveillante derrière moi. Je peux me détendre; je suis entre « bonnes » mains !

J’exprime ma gratitude au plus grand que moi pour ce tendre clin d’œil qui renforce ma certitude d’être sur le chemin, mon chemin de vie ! Merci infiniment !


Dessin 6

2024 « Guérir et fleurir », l’ouverture de ma gorge au monde par mon feu sacré. J’accepte ce feu sacré comme un cadeau divin et je le laisse fleurir pour qu’il puisse guérir.


Dessin 7

« Laisser vivre l’interdit », j’ose la folie du cœur, je laisse vivre, je porte la parole pour celles qui ne peuvent porter leur propre voix, leur propre voie. Ma tête s’incline, je vois la vie avec les yeux du cœur. Je suis un refuge, je reviens à mon corps, mon corps me guide, je ressens la terre d’accueil qui me soutient.

Qu’est-ce que l’interdit : tous les codes, les conditionnements, mes blocages, le jugement, l’impossible.

Je fais un bilan de l’année 2023 : j’ai voyagé, je me suis engagée, je me suis dépassée, j’ai déménagé, j’ai voyagé encore et encore.

Et pour 2024, qu’est-ce qui m’appelle : je m’enracine, je trace, je dessine, je prends le temps, je m’offre de la douceur, de la tendresse, de l’amour. Je fais fructifier toutes les graines que j’ai plantées au fil des ans. J’offre ma médecine!

C’est l’heure de la floraison.


Dessin 8

L’ouverture au Monde

Une spirale émane de mon feu sacré, bien plus grand que moi. En m’enracinant, je constate qu’il y a des fleurs qui poussent autour de moi. Elles s’enracinent à même les miennes. Nous fleurissons ensemble. Le sentiment de solitude se dissipe.


DESSIN 9

–  La mort de l’interdit

Mes ressentis lors du traçage :

Je ressens de multiples frustrations face au détail contenu dans le dessin. Je m’engage à explorer les détails avant de m’attarder sur le vif du sujet, à explorer les perversions, le permis et le non permis. Je contourne mes résistances en poursuivant le traçage des détails.

La femme que j’ai tracée est enracinée, vulnérable et ouverte. Elle se donne à la nature, la guérison est imminente. Elle est ouverte à la communication. Son feu sacré se lit à travers l’arbre vers le haut, créant une connexion ciel-terre. Elle est prête à s’offrir dans l’abandon total du féminin pour laisser passer le masculin. Je m’abandonne ainsi dans toute ma vulnérabilité à mon féminin sacré, je m’abandonne au plus grand que moi. La dualité cesse, je peux inclure le tout : ma spiritualité et ma féminité. Belle et grande dans toute ma beauté, je ressens la mort du paradigme féminin, la mort de sa perversion.


Dessin 10

Hector et son cheval

Hector est en paix avec lui-même, il est en paix avec son corps. Il apprivoise sa force, il apprivoise son féminin. Je suis maintenant en contact avec la force fugace en moi.


Dessin 11

Le rouge, la peur, la mort, l’interdit se transforment en énergie de joie, de plénitude, d’expression exponentielle. Je me recueille, je prends soin de moi. Je m’offre de la douceur, de la tendresse, je reste présente à moi-même et l’énergie circule partout pour le bonheur et le bien-être de tous. La guérison est intimement liée à l’intériorité, à l’amour, à la paix intérieure et à la grâce.

Je m’abandonne, j’accueille, je reçois, je partage, tout passe en moi. Le plus grand que moi peut me traverser. Pourquoi exclure certaines parties de moi quand je peux inclure tout : ma spiritualité et ma féminité ne font qu’un. Les deux vont de pair et non l’un contre l’autre. La bataille est terminée.


Dessin 12

Je trouve ça beau. J’aime me tracer et encore plus me dessiner. J’aime prendre le temps. J’apprivoise mon double bourrelet.


Dessins 13 – 14 – 15

Je n’ai plus besoin de séduire ou d’être séduite. Je suis; simplement. Je suis libre de tout jugement. J’acquiesse, je lâche prise, j’accepte ce qui est et ce qui est bon. Je suis suffisante. J’exprime qui je suis avec amour. Je suis enveloppée de guérison, je vibre au diapason de la vie. Mes jambes veulent redevenir vivantes, elles veulent s’accrocher au reste de mon corps. Le haut de mon corps est libre, libre d’être et de bouger, libre de jouer.


Dessin 16

Sans attentes.

Ça suffit de se faire piétiner sans rien dire. Ça suffit d’endurer le martyre à répétition. Ça suffit de rester coincé dans ton petit moi comme un disque qui se répète sans fin. Ça suffit de jouer les martyrs. Ça suffit! C’est quand que tu vas grandir un peu et te connecter à ton grand moi! Je me sens blessée, je ne peux pas en parler car elle est plus blessée que moi. Je prends mon trou !

C’est quoi mon trou : le silence, le noir, le cachot, la volte, le truc barré à triple tour, le donjon, l’interdit. La révolte se fait sentir en moi. Je ne veux pas la montrer sur mon dessin, je l’exprime en mots. Me vois-tu maintenant ! Est-ce que mes maux te blessent ? Je ne peux plus garder ce volcan en moi. Je me dis, je suis !


Dessin 17

Tant d’amour et de révérence pour ce corps qui est le mien. Merci pour ta patience et ta générosité. Je t’aime. Je suis accompagnée par la danse des lianes. Je m’incarne dans le fond, le creux de la terre chaude, ma terre chaude !


Dessin 18

Je m’entoure de douceur, je prends soin de moi, je permets ce qui est.

I’m on top of things ! C’est fini d’être victime, d’être abusé. Je reprends mon pouvoir. Je reprends ce qui était déjà en moi. Je n’ai plus peur. J’ai besoin de mon masculin. Je guéris grâce à lui, il fait partie de ma vie. Je ressens une guérison incarnée, une guérison soulignée, bien active. Plus besoin de suivre ou de me soumettre. Je suis moi, tout simplement. Quelque chose vient de se libérer, le jaune égale la joie. Une joie exprimée de l’intérieur, j’ai accès à cette joie en moi et je l’exprime tout haut. La guérison se fait sentir, elle vibre dans toutes mes cellules.


Dessin 19

Mon visage blanc, mon visage pur se dévoile au monde. Je suis pouvoir et guérison en action. La terre est ma complice de joie et d’énergie, je suis franchement connectée à elle. Le feu violet m’entoure, sa vivacité transmue tout sur son passage. Ma tête inclut tout, aucune séparation, aucune dualité dans cet espace. Je fais un avec la terre, je fais un avec le ciel. Je suis ! Je suis Moi !


Dessin 20

Le feu de la vie coule en moi. Je suis perméable à sa venue, je l’accepte. Je lui rends hommage.

Je lève les bras en signe de révérence. Je balance mon bassin en signe de vie féminine qui coule en moi. Je me connecte à la terre et à sa puissance. Ma tête s’incline, mon visage acquiesce. La fluidité se prend à mon corps, je ne fais qu’un avec elle. Tout est souffle pour moi, tout est vrai, tout résonne avec la symphonie du grand tout. Je n’ai qu’à suivre sa voix. Que me dit-elle ? Souris, détends ta mâchoire, regarde les gens dans les yeux. Touche leur épaule, prononce-leur un mot doux. Prononce-toi un mot doux. Quel mot choisirais-tu aujourd’hui pour t’aimer ? Moi, je te vois dans toute ta grâce et ta beauté.


Dessin 21

J’ai un grand désir de m’émanciper, d’ouvrir, de me libérer, de m’exprimer. Je suis intimement lié à la terre et au ciel, grandement appuyé tout autour. La vie déborde en moi de façon très généreuse. Le jaune de ma gorge, le jaune du ciel. Mes jambes bleues remplies de force me mènent à bon port. Mon cœur est joyeusement rempli d’amour et de tendresse à partager. Je ressens un blocage au niveau du sexe, des seins et de la gorge. Je me mets à rire quand j’exprime que j’ai besoin d’un exorcisme. Mes charges me protègent : « Non, on ne va pas là ». J’ai tout en moi et autour de moi. Je m’ouvre à l’inconnu, j’accepte que j’ai peur de celui-ci. Je l’embrasse malgré l’inconfort. Je fais confiance à mon chemin. Mon chemin de vie.


Dessin 22

Une plus jeune partie de moi s’exprime. Ma vie est chargée sur mon dos. Je ressens du danger si je ne suis pas hyper vigilante, si je ne suis pas toujours aux aguets. C’est chargé par derrière, c’est intense. Tout mon passé y réside et tout l’inconnu se trouve devant. Comment puis-je avancer avec ce passé qui me pèse sur le dos et dans les jambes ? Je ne peux avancer. Je me sens figée par la peur. J’aimerais qu’elle se retourne. Je voudrais voir son visage, ses traits. Je ressens trop d’inconnu dans ce dos sans expression, c’est très inconfortable. Il y a trop de non-dits, trop d’incertitudes, trop de flou.


dessin 23 – la suite

Et si ce que tu ne vois pas dans ton dos, ce qui est invisible, plutôt que d’être le danger, si c’était la présence de Dieu qui t’appuie et te supporte, qui t’accompagne partout et toujours dans toutes les circonstances ?

Et si je m’abandonnais dans les bras du divin, que deviendrais-je ? Quelle direction ma vie prendrait-elle ?

Si je m’abandonnais dans les bras de l’amour qui est toujours présent en moi, que se passerait-il ? Quel tournant ma vie prendrait-elle ?

La réponse :  Le danger se transformerait en amour à partager !

La présence de Dieu illumine mon chemin. Nul besoin de savoir où je vais, car mon chemin est tracé de bienveillance et d’amour. Chaque cellule de mon être s’ouvre à lui, je laisse cette présence imbiber toutes mes cellules, y pénétrer et y rester. J’accueille, je lâche prise, je m’incline devant tant de beauté, de présence et de bienveillance.

Et si je laissais cette présence prendre le dessus, qu’aurais-je à perdre ou à gagner ? Où irais-je ?


Dessin 24 – la réconciliation

Mon papa du ciel m’étreint profondément. Je ressens la réconciliation du passé et l’amour, la présence du moment présent pour l’avenir. J’embrasse profondément mon papa du ciel et mon papa humain. Je ressens le sens profond de cette expérience, même si je ne comprends pas tout. Je n’ai pas besoin de tout comprendre, je ressens et c’est suffisant. J’embrasse mon passé avec cœur et libère les ressentiments. Le violet m’accompagne, me purifie, me nettoie. Je me blottis dans ses bras, je peux lâcher prise et lui faire confiance. Ma foi est de retour. C’est doux, moelleux dans ses bras. Je ressens la douceur, la patience, l’amour de mon papa du ciel et je ressens aussi que mon papa humain a fait de son mieux avec ce qu’il avait. Tout est parfait dans cette étreinte. J’embrasse la vie qui coule en moi, j’embrasse toutes les parties de moi sans exception, sans divisions. Tout y est ! Je m’enracine à la terre avec lui, mon papa du ciel est beau et doux. Il aime, sans condition.


Dessin 25 – la suite – la foi

La suite de la réconciliation – La foi

Je me demande ce que veut dire ma foi. Voici la réponse. Ma foi, c’est la pureté. C’est une partie de moi qui n’a pas été touchée.

Je trace un petit enfant nu, sans défense, joyeux, accroché aux épaules de son papa : Simplicité, joie, pureté et émerveillement. J’ai pris grand plaisir à tracer tous les menus détails, les bulles me rappelaient la légèreté, la joie de vivre, le moment présent bien ancré. Ma connexion avec mon papa du ciel est de même : légère, joyeuse, enracinée, drôle, ouverte et profonde. Je suis tout cela moi aussi : colorée, aimante, énergique, puissante, douce, fofolle. Mon papa du ciel m’aime tel que je suis. Je n’ai pas à changer pour être autre chose, je peux simplement être. Quelle joie, quelle libération, merci, alléluia, amen.


Dessin 26

l’ABRI est né

Une grande paix m’habite, je suis ancrée à la terre, je me sens stable. J’ai tous mes moyens. L’ABRI est né, une joie profonde m’envahit. Accroché à mon sein, il peut continuer de vivre et de s’épanouir, à part entière. Il respire de lui-même, portant le souffle de vie. Heureuse et comblée, je le nourris, l’aidant à grandir, suivant le mystère de la vie pour combler ses besoins. Je peux enfin montrer mes couleurs, non dans la controverse, la haine et la dualité, mais plutôt dans l’amour, la réconciliation, l’union. J’ai tout en moi pour nourrir cet enfant, avec un immense soutien tout autour de moi, tout un village à ma portée. J’allaite tout en restant fidèle à moi-même. Ce projet m’offre beaucoup, me nourrissant à son tour. Ma guérison est complète.


Dessin 27

Une forme de victoire, un dépassement!

Enracinée dans l’amour JE SUIS. Je porte cet amour, ma vie fleurie!


Dessin 28

La colère, le ressentiment, le blâme, la peur

Tête lourde, remplie, aucune espace

Bras lourds, fatigués

Jambes lourdes, impuissantes

Seule, déconnectée du monde et de l’au-delà

Tout plein de charges prêtes à exploser dans sa face

Déracinée de la Terre

__________________________________________________________

Mon dos est chargé. J’ai tout pris par peur, par manque de confiance, et je suis isolée dans une armure très inconfortable.

Quelle posture devrais-je adopter pour rétablir l’harmonie entre mon masculin et mon féminin ?

Seul vers le haut

Seul vers le bas

Seul devant

Remplie derrière

Figée par mes charges

Impuissante, épuisée, repliée

Je ne laisse rien transparaître. Tout est caché devant. Tout est caché derrière. Personne ne sait. Le secret est intact.

Je suis consciente de mes schémas, de mon dos, de mon passé.

Je peux choisir autre chose. Je suis libre, je choisis autrement.

Mais qu’est-ce que je choisis ?

Je choisis d’ouvrir mon cœur,

d’en parler pour me libérer,

de faire de l’espace,

de prendre mes responsabilités et non celles des autres,

de faire confiance,

de me connecter vers le haut,

de m’enraciner vers le bas,

d’inviter ma tête à s’incliner,

de parler, d’oser ma vulnérabilité,

de transformer mes charges,

de donner sens à ma vie,

d’y mettre de la légèreté,

de me mettre en mouvement,

d’offrir ce que je n’ai pas reçu pour compléter ma guérison,

de créer, d’offrir, et de croire,

d’aimer malgré les malgrés,

de m’aimer encore plus,

d’aimer avec un grand A,

de m’enlacer dans les bras de Dieu.

Malgré toutes les charges que je porte, je me sens légère. J’ai confiance et je sens qu’elle travaille avec moi sur le chemin de la guérison. Je regarde mon dessin et je le trouve beau, je le trouve puissant et révélateur. Il y a du sens à ma vie, sur mon chemin.


Dessin 29

Je suis entourée d’amour.

Une aura d’amour qui émane vers le monde.

Dans cet espace d’amour, tout est possible, tout devient fluide, gracieux, doux et à la fois puissant mais sans forcer.

Tout émane de moi avec facilité, essence et aisance. Je dévoile mon visage au monde, toutes mes couleurs, ma véritable couleur. Toute l’arc-en-ciel est présente en moi. Tout est accessible et tout est ok. Toutes les facettes de moi sont permises, acceptées et reçues.

Je marche sur deux lianes, en confiance, dans la grâce et le lâcher-prise. Nul besoin d’ajouter, de forcer ou de planifier excessivement. Je sais, Je trace mon chemin, Je suis.


Dessin 30

Je juge, je me juge. Je trouve ma pause compromettante. Mon poil, mon lien avec la terre, mon ouverture tout simplement.

Je m’installe. Je m’enracine. J’y trouve l’amour. En noir et blanc aujourd’hui – l’ombre et la lumière. Simplicité, pureté, présence. Une fleur jaillit des profondeurs. J’approfondis mes racines. Une fleur à trois tiges. La mélodie du cœur émane à travers ma parole.

Prière pour l’atelier :

Merci à ce bel espace qui nous accueille – l’atelier – l’ABRI.

Il se réjouit de l’amour et de l’attention que nous lui portons.

Il nous soutient, il est là pour nous.

Merci à vous toutes ici présentes et à celles qui nous accompagnent en esprit.

Merci d’oser plonger dans vos profondeurs. Merci d’oser la parole inspirée, la parole juste et guérissante.

Je ressens vos corps heureux et pétillants, animés par l’attention et l’amour que vous leur portez.

GRATITUDE!


Dessin 31 – bébé troubadour

Tu as le droit de vivre mon bébé, tu as le droit d’exister!

Vas-y, explore les profondeurs et émerge pour nous partager tes présents, ton présent.

Ouvre les bras,

Ouvre ton cœur, tes yeux,

La vie te bénie, la vie t’offre,

Prends!

Prends ce dont tu as besoin pour te sentir complet, ravigoté, enjoué, aimé, protégé,

Explore encore plus, descend, plonge, respire.

Ton souffle est profond et puissant,

Il porte le MONDE!

Vas-y, n’aie pas peur, je suis là AVEC toi.


Dessin 32 – la mère et son enfant


Dessins 33 et 34

Je suis La femme de feu

Mon bras droit devant, mon bras gauche derrière,

Ma main prête à offrir, ma main prête à accueillir,

Mon corps ouvert vers le monde, la tête derrière qui s’incline, qui dit oui,

JE SUIS!

Femme de feu, je suis femme de feu. Je t’aime! J’aillit! Laisse-toi vivre, offre ta médecine, la médecine du cœur, la médecine de ton cœur,

Voilà qui je suis!


Dessins 35 et 36

pOURSUIVRE MALGRÉ LA PURETÉ

35 – Aujourd’hui, je veux toutes les tracer les femmes. J’ai de la difficulté à choisir. Je veux explorer ma sexualité, explorer les intensités intérieures que je ne me permets pas de vivre. J’ai peur de cette intensité, de mon feu, de ma lumière intérieure.

Allons donc voir ce qui se cache dans cette image que je vais commencer à tracer.

J’ai peur de la force de vivre qui m’habite. C’est immense cette lumière en moi.

Elle, elle se tient et elle se montre. Elle n’a pas peur de se montrer, tel quel, ouverte au monde sans aucun blocage ou inhibition.

Je me montre, je suis ainsi.

Rose je suis, une partie plus jeune s’expose. Tout un noir autour.

Elle s’agrippe et poursuit son chemin malgré les obstacles, malgré les malgré. Le visage de la guérison apparaît. Le vert s’entremêle au noir, parfois le vert et le noir ne font qu’un. C’est OK. La guérison se fond. La guérison se fait. C’est fait !

36 – A priori, je juge. Quel dessin vais-je tracer ?

-Les gros seins qui pendent?

-La mère et son enfant maigrichon?

-La jeune fille imberbe ?

– Les deux autres dessins sont bien trop longs à tracer…

Je choisis finalement la fille imberbe. Elle a 3 tétines sur son mamelon. Hummm, je me demande si elle est normale, de quelle planète vient-elle ?

Elle est assumée dans son corps de jeune fille. Elle est pure. Une partie non touchée de moi sexe-pose. Une partie non touchée peut ainsi apparaître, peu se laisser vivre.

Elle a le droit à sa place elle aussi. Elle peut vivre dans toute son intensité, dans toute sa passion, dans tout son feu sacré. Je la laisse vivre maintenant. Elle est ce qu’elle est dans toute sa beauté, sa pureté sa joie. Elle prend sa place sans enlever rien à personne. Elle est ce qu’elle est, tout simplement!

La queue du chat est comme un gros pénis inoffensif. Rien ne peut la toucher, elle est droite et à la fois souple et tendre. Elle EST ce qu’elle EST!


Dessins 37 et 38

37 – Ma féminité

Ma féminité, l’incarner, me mettre au monde.

Me montrer au monde tel que je suis dans toute ma lumière, ma beauté, ma vulnérabilité.

Toucher la terre, m’ouvrir à elle, laissez passer au travers de moi ce qui se doit,  ce qui est, tout doucement, tout simplement.

Ouvrir à la terre, grand !

Me remplir d’elle, faire confiance.

Je suis là, je suis belle. Je suis !

Mes seins comme les yeux de mon corps, se pointent.

Chaque trait, chaque coup de craie te remplit.

Te remplir ma mission, ma passion.

Te voir fleurir, ma guérison, ma raison d’être.

C’est à propos de mes seins aujourd’hui, en mon sein.

Les offrir et laisser être, ma féminité.

Merci à la femme en moi qui peut suffisamment faire confiance pour laisser des traces d’elle derrière elle et marcher droit devant dans toute sa vérité.

38 –  M’ouvrir

 Puis-je vraiment m’ouvrir à ce point à la Terre.

 Terre =  Monde, ma relation horizontale.

 Puis-je vraiment me montrer tel que je suis sans me faire harponer à nouveau.

 Est-ce que je serai capable de soutenir le regard de l’autre.

 Serais-je capable de rester là en moi, vulnérable toute nue, devant toi.

 Est-ce que mon masculin, mon homme sera là pour moi, pour me protéger?

 Est-ce que mon homme prendra sa place, la place qui lui revient.

 Reprendra-t-il les couilles que je lui ai enlevées, que je lui ai coupées?

 Comment peut-on recoller des couilles coupées?

 Comment, comment, comment…

 Trois pénis apparaissent,

 Le sperme j’aillit comme l’inspiration de Dieu,

 Je me juge.

 Qu’est-ce que mes amies vont penser de MOI.

 Qu’est-ce que moi-même je pense de moi?

 Les pénis longtemps m’ont fait peur.

 Le sperme aussi.

 Aujourd’hui une guérison.

 Le sperme j’aillit en moi, c’est la semence de Dieu que j’accueille.

 Je laisse le sperme, la graine monter tout en moi.

 Elle me traverse.

En sort de ma bouche la mélodie du cœur.

Ma terre d’accueil embrasse ces 3 pénis et c’est ainsi que je peux maintenant, moi-même les embrasser, avec mon sexe, avec ma bouche.

Jj’apprivoise le fait.

J’apprivoise cette nouvelle réalité dans mon corps, dans mon cœur, avec ma voix.

Une confiance s’installe.

De nouvelles racines peuvent pousser.

Je les laisse me pénétrer.

Le plus grand que moi a encore su pénétrer en moi à sa façon.

Je dis oui, je l’accueille! 


Dessins 39, 40 et 41

39- Être muselée 

La petite Julie, la belle petite Julie, celle aux cheveux d’or, aux yeux rayonnants, au grand cœur, celle qui est si innocente qu’on aimerait ça l’amener chez nous.

 Qu’as-tu à me dire mon dessin? Parle-moi, parle-moi cher dessin.

Parle-moi petite Julie. Je t’aime, je suis si désolée de constater les ravages des mémoires dans ta beauté et de cette émanation autour de toi.

 Je suis si désolé de constater que te museler t’as tuée.

 La menace, la mort, des cachottes les non-dits…

Je suis si désolée, pardonne-moi. Pardonne-moi.

 « C’est la seule chose que tu as à me dire!  Pardonne-moi! Peux-tu me dire autre chose peut-être! »

 Impossible car la main du prêtre me muselèle.

 « Tu parles, tu meurs!, toi et ta famille au complet.

La noirceur c’est toi qui la porte, c’est de ta faute si on a envie de toi, c’est de ta faute si tu es si belle, c’est de ta faute si on ne peut s’empêcher de te caresser et de te toucher.

Tu es notre élu, notre Sauveur.

 Avale,  avale!

 Avale le démon!

Ça nous sauvera de nos péchés, avale!

 N’aie pas peur, c’est ça qui te sauvera aussi.

 Mais si tu parles, le démon, il va sortir de toi.

 Tu es bien mieux de le garder en dedans parce que s’il sort, il sera en méchante crise de nerf et il va péter les plombs et tuer comme dans un Rampage tout sur son passage.

 Toi en dernier car tu seras responsable de toutes ces morts et tu souffriras le plus en dernier comme la cerise sur le sunday.

 Tais-toi et fais ce que l’on te demande.

 Écoute, suis les consignes et les règles, reste dans le cadre, retiens-toi et surtout avale et oublie, oublie tout.

 De toute façon même si tu parles personne te croira, petite garse! »

La spirale infernale

Une spirale démonesque sans fin,

Une paire de yeux dans le noir,

 Il faut tout cacher,

 Cacher tout, recouvrir de noir, cacher la lumière,

 Ne rien montrer comme si rien n’était,

 Faire fi de tout,

 Seulement les yeux persans et ce cri silencieux peuvent transparaître.

 Peut-on même crier en silence?

 Est-ce possible?

 Un cri retentissant sans sons, sans paroles, vibrant, ardent.

 Je vois un serpent dans cette spirale.

 Tout est noir, sauf le cri retentissant du silence.

41 – Ne pouvoir crier

Je ne peux pas crier, c’est interdit, c’est même plus que ça. Si je bouge, je risque de déplacer de l’air et si l’air est déplacée, je risque d’être vue, je risque donc la mort.

Rester immobile, même plus qu’une statue, c’est ce qui se doit. Je n’imagine même pas crier. Ce n’est même pas dans mon champ de conscience présentement.

Le cri de la mort…

Le cri qui retentit, qui surgit, qui résonne, le cri qui envahit, le cri qui se donne la guérison.

Le cri enfoui qui se laisse vivre, qui se donne la permission d’être.

Le cri de vie, le cri d’être vivant. Le cri qui donne la vie et qui fait place à encore plus, plus encore.

Laisse-toi crier, laisse passer l’air qui veut se dire en toi.

Ouvre-toi!

Ouvre-la et ne la referme jamais! Crie, ma belle amour, crie!

Crie autant que tu en auras envie, autant que tu en auras besoin. Lâche ce qui ne t’appartient pas, ce qui ne t’appartient plus.

Lâche la patate chaude, ce n’est plus ce que tu es. Crie pour toutes celles qui encore aujourd’hui ne peuvent crier. Crie, crie et crie encore. Tu y as droit, crie encore et encore.

Crie les injustices que tu as vues, les atrocités t.moignées, crie au grand jour pour évacuer de toi ce qui n’est pas toi, ce qui n’a jamais été toi.

Crie, laisse, lâch, crache, sors, crie encore. Prends ton cri, parle, gesticule, exprime-toi. Dis-nous ce que tu n’as pu dire, ce que tu n’as pas pu exprimer.

Dis-nous tout.


Dessin 42

Je me sens alourdie par le fardeau de mes charges ainsi que celui de ma mère, de ma grand-mère, de mon arrière-grand-mère et de toutes ces autres femmes inconnues. Je choisis d’ajouter à mon tracé celui de l’homme, vu de dos, qui rampe tel un serpent sinueux. Il avance dans son déni, dans sa propre culpabilité, dans un sable mouvant. Il avance dans son péché et dans ces ténèbres. J’ai l’impression de m’incliner devant cela. Je m’incline devant tous ces actes insouciants commis à mon égard. Je m’incline, je laisse, je lâche, je redonne également. Je redonne à mon corps sa véritable identité. Non pas celle d’un objet sexuel ou d’une machine à orgasme, mais celle d’une fleur… une fleur éblouissante et rayonnante. C’est bien ce que je suis !

Je ressens quelques agacements : elle chique sa gomme et ça m’énerve. Elle brasse la table et ça fera. Est-ce vraiment nécessaire de me contrarier sur le prix de la tablette ? Non, ce n’était pas nécessaire. Parle donc quand c’est indispensable et non pour rien dire, ou pour nuire à la situation.

Boucle d’Or, Boucle d’Or, que fais-tu de ta vie ? Où en es-tu ?

Je laisse tomber ce fardeau, trop lourd à porter, qui ne m’appartient même pas. Je le dépose sur cette terre si bienveillante, si douce et accueillante. J’ai cette terre en moi, je suis cette terre. C’est mon essence.

Mon sexe n’est pas un péché. Il n’a pas qu’été utilisé pour le commettre, pour commettre l’irréparable.

Je ressens actuellement une montée de censure en moi. Une partie de moi ne veut pas se dévoiler, se montrer tel qu’elle est.

Chaque trait de crayon nettoie, purifie, réaligne.

Cette peau pêche est ma véritable identité. La craie me ramène à l’état pur, à l’état originel.

Boucle d’Or, Boucle d’Or, tu perds tes cheveux, tu perds tes boucles ! Qu’est-ce qui t’arrive ?

Une aura émane de l’homme, une aura dorée, puis elle m’englobe, m’entoure, même jusqu’à me réconforter.

Je m’incline devant tant de beauté, de connexion, de soutien et de richesse.

L’inconscience des hommes… qu’est-ce qui se cache dans leur dos ? Dans leur passé, tout en arrière ?

Le féminin non assumée, le féminin réprimée, le féminin qui ne s’autorise pas à vivre, le féminin qui est en lui.

Laissons voir à quoi pourrait ressembler le féminin s’il lui était donné la permission d’être. Mettons le féminin en conscience, bien en vue.

Plus de cachotteries, s’il vous plaît, plus de non-dits et de secrets enfouis.

Et comme des poussières d’étoiles, ce masculin s’estompe en moi. Je m’approprie le masculin. Je l’accepte, je lui laisse sa place en moi en toute confiance. J’incarne mon masculin. Je me fais sien. Je le laisse pénétrer chaque parcelle de mon être, chacune de mes cellules. Masculin, approprie-toi, guéris. Apporte la guérison à mon corps.


Dessins 43 et 44

43 – Je l’aime, mon vieux !

Pendant longtemps, je t’ai critiqué, blâmé…

Pendant longtemps, j’ai attendu de toi ce que je ne pouvais m’offrir à moi.

Aujourd’hui, c’est une hymne à l’amour. Je veux honorer notre parcours, notre amour.

Je veux honorer qui tu es dans toute ta beauté, ta splendeur, mais surtout dans ton humilité, ta patience, ta présence.

Une révérence pour ta persévérance.

Je dessine pour faire émerger les mots, les couleurs, les symboles, les images. Le rose, le bleu, la féminité, le masculin. Le vert… hummm, ce n’est pas la couleur que je voulais… J’arrête ici. Je poursuis avec un autre traçage pour la suite de l’histoire.

44 – Ma sensualité, ma sexualité

Je trouve cette image très belle, mais ce n’est pas la réalité que je ressens dans mon corps de femme.

J’apprécie tout le haut du corps qui est dans un fort lâcher-prise, une détente sensuelle.

J’ai accès à ce ressenti en moi. J’en veux plus.

Je me demande où est le blocage. Y a-t-il même un blocage ?

Le blocage de ma voix, de mes mots peut-être, de mes maux…

C’est beau, un corps de femme qui se laisse être, qui s’abandonne.

Je suis certainement sur ce chemin.

Le dessin n’est pas encore tout à fait la réalité de mon ressenti dans le moment.

J’observe le blocage encore plus, plus en profondeur. As-tu quelque chose à me dire, blocage ? Es-tu même vraiment là ?

Dessiner, colorier, tracer tes contours, me remplit d’amour.

Te remplir d’amour, tout plein, sans fin.

Te voir, t’intégrer, tout se mélanger, tout se fondre.

Je te vois, ma chérie, je t’aime ! Qu’as-tu besoin, ma chérie pour être encore plus ou tout simplement pour être bien?

  • Une couche de douceur,
  • Une couche de bonheur

De l’huile sur tes contours, douceur, appaisement…

De l’huile sur tout ton corps, transparence…


dessins 45 et 46

45 – Hector et son cheval

 Tu penses que toi tu es en tabarnak?

 Nenon, écoute ça, c’est moi qui est en esti de tabarnak!

 Tu m’as laissé tomber!

 Tu dis oui et ensuite à la dernière minute tu dis non!

 Tu te désengages comme c’est rien n’était, comme si tout est correct!

 Esti de tabarnak…

 Non, tu me fais pas ça à moi!

 C’est tu clair!

  Nenon, ça fera ce niaisage de pas être organisée.

 Si tu peux pas t’engager, ben dit pas oui!

Au moins aie les guts de me dire non pour que je me prépare, pour que je puisse me retourner de bord.

 Je suis désolée…

Mon oeil ton désolage! Ça fera!

Engage-toi ou désengage, ça fera!

J’ai fini de te flatter dans le bon sens,  d’être fine, si fine.

 J’en peux plus, comprends-tu?

 J’ai fini de me faire piler sur les pieds.

 Ça m’épuise et mon énergie : I want it back!

_________________________________________

Je le trouvais laid mon dessin.

 C’est pas le bon papier, puis les couleurs sont moches en titi.

 Yé laid, pis tant qu’à être laid ben il va être vraiment laid, pour le vrai.

Je vais y ajouter plein de laid, plein de noir et plein de X.

 Tiens, yé-tu assez laid à ton goût?

_____________________________________________

T’es pas capable de t’organiser, puis de regarder l’heure!

 Mais il me semble que tu es une grande fille? Non?

Laid! ben y va être laid pour vrai!

________________________________________–

 Je me sens mieux, quelque chose s’est dit en moi à l’extérieur de moi.

 Quelque chose s’est exprimé, la paix revient.

Je ressens la paix revenir à moi, revenir à mon corps, la fluidité.

Ce qui n’a jamais pu être crié, ce qui n’a jamais pu être dit…

 Bien voici :————————————-

 le sang, la peur, la terreur.

 le rouge… tout ce qui n’a pas eu la chance d’être dit.

 le noir… tout ce qui est enfoui. 

 la coupure au cou de ma grand-mère.

 Tant de souffrance portée dans son corps, portée à son corps.

Cet acte comporte tant de souffrance.

 Je porte, je porte encore…

 La porte s’ouvrira-t-elle pour poursuivre le chemin?

 Quel chemin? J’en ai aucune idée…Mystère…


DESSINS 47 ET 48

47 – Le dos, mon dos,

Qu’est-ce qui se cache dans mon dos ? Se cache-t-il quelque chose dans mon dos ? Porte-t-ai-je un fardeau ?

Et devant, qu’y a-t-il ? Je ne vois pas. Ça me porte au mystère. Ne pas savoir, ne pas prévoir, lâcher, faire confiance, suivre le mystère de la vie.

 Ce far-dos bien il est en moi, il fait partie de moi. Je l’accepte, je le regarde, je le vois, je l’aime et ainsi je sens qu’il se transforme. Il offre, il bouge, il se met en mouvement. Il n’est plus pris dans mon dos, mon far-dos .

Où sont mes bras ? Que font-ils, où vont-ils, qu’est-ce qu’ils ont envie de faire, de voir, à qui se connecte-t-il ?

Des bras dorés apparaissent, pas deux bras mais plutôt 6 bras émergent de moi, de mon cœur.

Malgré les malgrés j’offre, je peux offrir. J’offre AVEC mes malgrés. J’offre avec mon far-dos. 

Ainsi mon phare-dos porte un sens. Il peut se dire, offrir, vivre sans ne plus jamais se cacher.

Merci à l’ABRI qui me permet d’être moi dans toutes mes palettes de couleur. J’ai trouvé ma place, mon centre, ma vie a un sens.

Un chemin de mystère et d’amour se trace. Un chemin en commun, un chemin de communauté.

Merci à vous toutes!

48 – Le dos suite…

Je rampe maintenant, de dos toujours.

Mon fardeau offert, je me sens plus légère.

Je rampe et je ressens la chaleur du sable, sa texture.

Je m’amuse à ressentir les milliers de petits grains sur ma peau.

J’ajoute ensuite de l’huile et je joue avec les couleurs et les reflets.

Petit bonheur!


DESSIN 49

Je laisse le serpent me pénétrer.

J’accepte sa présence en moi.

Je m’ouvre à lui.

Je m’ouvre à son essence, à sa présence.

Je m’enracine encore et encore.

Je m’ouvre, j’ouvre les bras, la tête derrière, la tête lourde, déposée, enracinée.

Il grimpe il se fond à moi.

Sa sève peut ainsi monter, monter encore.

Mon cœur purifie.

Ma gorge nettoie.

Le verbe émerge en toute simplicité, en toute facilité.

Témoin de tout ça, mon ami à la langue sortie applaudie.

De lui émane une spirale d’amour qui grimpe et grimpe éternellement.


Dessin 50 – mes femmes intérieures

Mes femmes intérieures

Mes femmes intérieures je vous aime.

Je vous vois.

Je prends soin de VOUS.

Je vous enracine.

Je vous offre ce dont vous avez besoin pour fleurir.

Je vous trouve très belle.

J’applaudis votre féminité, votre ouverture.

J’aclame, je proclame votre beauté.

——————————————————–

Tu t’enracines dans ta présence.

Je ressens que tu lui fais confiance. 

Tu l’invites à se dire, à s’exprimer à travers toi avec grâce et volupté.

Et elle accepte avec joie et gratitude.

Elle accepte de se montrer, de se dire devant l’autre.

Elle accepte d’être pleinement elle.

Femme de guérison, femme d’or : je vous vois!

Je vous reconnais,

Je vous salue,

Le temps est venu de vous montrer tel que vous êtes. Tel qu’il est.

Je vous embrasse, je vous aime.

Femmes de vie, existez, prenez votre juste place.

Faites résonner les profondes vibrations qui vous habitent.

—————————————————————

 Je vois que ton corps est marqué par le temps…

 Expériences,  cicatrices, sagesse.


Dessin 51 – La femme enchanteresse

La femme enchanteresse,

Elle apprivoise son ombre,

Elle apprivoise son opposé,

Elle accueille en son sein,

Elle lui laisse l’espace,

Ses courbes…comme celles du serpent.

Elle séduit par sa beauté, elle n’a pas peur de sa puissance,

Lui, se fond à elle, fontanelle,

Il s’enlasse en son sein,

Ils ne font qu’un.

La femme serpent-soleil émerge dans toute sa puissance,

Elle est en pleine prise de possession, en pleine prise de pouvoir,

Elle s’assume, elle se dit, elle se lit, elle se livre,

Elle est ouverte et puissante,

Dans sa vulnérabilité repose sa force.


Dessin 52 – du même oeuf

Les mots sont enfouis.

Oû sont-ils aujourd’hui?

Cachés derrière la honte, la peur, la colère, la rage?

Cachés derrière l’impuissance, les pulsions primaires, les désirs inassouvis?

Mes maux, les mots, les maux du Monde, je les laisse venir. Je les accueille.

Je t’accueille mon chéri. Malgré les malgrés…

Je t’aime.

Nous sommes pareils:

même couleur de peau

même couleur de vêtements

même aura

même amour

même joie

même sagesse

la guérison.


Dessins 53 et 54

Dépose-toi mon chéri,

Tu n’as rien à craindre,

Je suis là!

Nous avançons ensemble, unis dans l’Amour,

Dénudés de toutes attentes, nous marchons le coeur libre sachant qu’il y a l’espace pour le don de soi – for each other!


Dessins 55 et 56

J’ai choisi le dessin des deux femmes et le bébé. Elles sont nues dans l’intimité avec le bébé. Elles ont l’air bien ensemble. Le bébé aussi. Il est collé et il explore son environnement en toute sécurité.

Il y a beaucoup de tendresse dans ce tracé. Beaucoup d’amour. La femme se repose sur le ventre, sur la matrice de l’autre. Elle se laisse porter. Le bébé n’est pas un fardeau pour l’une ni pour l’autre. Le bébé, est, tout simplement. Elles se reçoivent mutuellement. Elles s’accueillent et elle se respectent

C’est doux
C’est beau
C’est bon!

Qu’est-ce que ces trois formes, ces trois personnages, ces trois figures représentent pour moi. Qu’est-ce qu’elle représente à l’intérieur de moi?

1. La femme qui s’abandonne, qui reçoit, qui fait confiance, qui materne,

2. La femme, qui reçoit, qui est maternée, qui peut s’abandonner.

3. Mon enfant intérieur.

Mon petit enfant, intérieur, lumineux et joyeux qui explore la vie, sachant que c’est maman, c’est deux mamans sont là pour lui. Chaque maman, chaque « moman » a son moment. Et chaque chose en son temps est parfait au bon moment.


Dessins 57 et 58

Un visage blanc, neuf, tout ouvert.

Tout est à créer, tout est possible.
Un corps en arts, un corps en or.
Un corps en mouvement qui s’active en la présence des autres.
Un corps sacré, rempli de pépites,
Un corps plein de trésor à découvrir.

S’il vous plaît, laissez-moi vivre!
Laissez-moi prendre ma place, juste MA place, ma juste place.
Ça vous enlève rien que je sois grande, lumineuse, rayonnante.
S’il vous plaît, laissez-moi être qui je suis.
Car je suis!

Peux-tu finalement la trouver ta place pour qu’on se sente pas mal de prendre la nôtre?

Est-ce que je m’accorde moi-même cette place?

Pas vraiment…
Y a-t-il une peur, y a-t-il des doutes en moi?
Le cadre rose est ma sécurité.
La boîte que je me suis infligée dans le passé, devient amour.
J’ai besoin de cette boîte, j’ai besoin de cet amour, j’ai besoin de cette sécurité.

Pour m’émanciper, pour prendre ma place, pour rayonner,
Pour être qui je suis vraiment dans toute ma puissance.
J’ai besoin de toi boîte, je t’aime!
Je t’accueille,
Je te respecte,
Je te vois. Je n’ai plus peur de toi. Je ne me fiche plus de toi. Tu es importante dans ma vie. Tu es précieuse. Sois-là, guide-moi, protège-moi, sécurise-moi.
Je suis toi!


Dessins 59 et 60

Je célèbre aujourd’hui,
Je célèbre en grand!
Je m’abandonne, je peux m’abandonner,

C’est doux,
C’est chaud,
C’est bon.
Mon passé derrière moi, j’accueille.
J’accueille et j’intègre,
Je le fais mien.
Nul besoin de me fragiliser,
Nul besoin de rendre autre chose que ce que je suis.

Je dis, oui,
Je fais confiance,
Je laisse le plus grand passer à travers moi.
Je rayonne, je prends ma place.

J’écoute, je m’écoute, je suis

Je suis bien dans ses bras,
Ça sent bon,
C’est doux!
Je ne suis pas seule,
Je peux lui faire confiance totalement.
Fini les drames, les fausses histoires que je me raconte.

La vérité, transperce mes veines et toutes mes cellules.

Je fais cette vérité, mienne.


Dessin 61

Rejoignons-nous,
Unissons-nous,
Faisons de cet espace vide entre nous un tremplin d’amour et d’acceptation. Un tremplin de possibilité.

Je t’entends, je te vois, je t’aime.
Plonge un peu plus loin à l’intérieur de toi.
Qu’y a-t-il dans cet espace infini.
Révèle-toi à nous s’il te plaît.
Révèle-nous à toi.

« Et la réponse… »
Je n’ai comme pas envie d’aller là, je préfère m’attarder aux feuilles mortes de la plante que d’y plonger. Pourquoi donc…
Que peut bien contenir cet espace en moi pour que je ne veuille m’y attarder?
Serais-je attardée moi-même, ou encore pire, serais-je retardée?

Suivre mes élans, offrandes,
Suivre la peur qui m’habite, suivre ma peau qui me parle,
Plonger là où ça fait mal. Là où c’est inconfortable, descendre au sous-sol.

Descendre au sous-sol de mon être… Qu’y a-t-il dans ce sous-sol? De quoi est-il composé, meublé, attitré?
Comment l’a-t-on traité ces jours-ci?
Y a-t-il une odeur?

Qu’as-tu à me dire sous-sol?
Pourquoi ai-je si peur de toi?
Que caches-tu là-bas?

Que me caches-tu?

Qu’as-tu à me révéler, qu’as-tu à me souhaiter?
Irons-nous là aujourd’hui, ou peut-être demain?

Je reste en surface, c’est sécurisant.
Je reste au-dessus de tout, je me sens ainsi en contrôle.

Je me sens fatiguée, anéanti par ma digestion.
Eh bien, qu’est-ce que je n’ai pas encore digéré?
Qu’est-ce qui tarde à se transformer en mon moi-même?
J’en sais rien…

J’écoute, j’accueille, je suis ouverte à plus d’expansion, je suis ouverte à la guérison.
Je suis ouverte à la communion entre nous.

Toi et moi,
Nous deux,

Cette craie de surface, je la reconnais, elle est confortable, capitonnée sur mon être.
Cette craie de surface, conforme, je la connais trop bien, qu’elle devient inconfortable.
Qu’elle devient prenante, envahissante, en sanglante,
Qu’elle me tue, vivante. La surface trop confortable me tue vivante.

Qu’est-ce que ça prendra pour percer?
Pour percer un trou,
Pour creuser,
Pour descendre un peu, pour visiter d’autres contrées,
Je n’en sais rien, rien du tout.

Je ne sais que ce qui est, là, maintenant devant moi.
Beaucoup d’inconnues, beaucoup d’inconfort, beaucoup de non-dits, de pas dit et de ouï-dire.
De tout mélanger ensemble.
Beaucoup d’incompréhensible,
Beaucoup d’impardonnable,
Beaucoup d’irréparable,
Beaucoup de tout, et beaucoup de rien du tout.

Surface, ouvre-toi!
Fais toi, miennes.
Je ne veux plus m’effacer dans les éphémères.
Je veux rester,
Je suis ici pour rester, rester longtemps!
Montre-moi toutes tes facettes!
Éduque-moi, montre-moi comment t’aimer,
Comment t’enlacer sans cesse,
Montre-moi qui tu es vraiment, juste une fois, une fois pour toute!

Fini, les petites douceurs et les Guili Guili.
Ça suffit mon kiki!
Montre-moi qui tu es,
Qui tu défends, avec qui tu t’enchaînes,
Avec qui tu veux t’enlacer, avec qui tu es pris, prie pour de bons.

Surface, parle-moi,
Je veux te pénétrer, je veux te connaître pour te transpercer.
Je veux descendre avec toi, descendre en nos profondeurs,
Descendre dans les eaux boueuses,
Descendre et marcher dans les marécages insoupçonnés,
Descendre pour mieux s’habiter.
Une fois pour toute, finalement, mon petit finfino!


dessins 62 et 63

Douceur,
Tendresse,
Affection.
Visage, hachuré par la vie, visage, vivant de vie.

Lumière, guérison, amour.

J’ai peur de demander : amour, douceur, affection, tendresse.

J’ai peur d’être rejetée, donc je rejette avant, je prends les devants.

J’ai appris à être forte et dure.
J’ai appris à mettre cette partie vulnérable en moi de côté.

J’ai mis cette partie vulnérable de moi, carrément de côté, dans le placard avec mes autres squelettes.
Pas le temps pour toi, ma chérie, désolée, I’m, Sorry!
Il faut avancer, bosser, continuer, malgré.
Pas le temps pour tes niaiseries, ouf, c’est dur à écrire ça…

« Ben voyons donc, tu vas pas revenir là-dessus, encore! »
Paroles de ma mère : « On va m’enterrer avec tous mes secrets »

Pardonne-moi ma chérie, pardonne-moi.

Je me suis engagée hier devant toi.
Je me suis engagée à t’écouter, à prendre de tes nouvelles, à garder contact.
Un contact doux et sensible.
Te parler, te prendre en considération, t’écouter, te voir, t’entendre.
T’aimer pour qui tu es, te prendre dans mes bras.
Apprendre à te connaître plus, apprendre à te découvrir,

Qu’as-tu besoin pour être bien, pour être en paix, pour être en sécurité?
Je veux te reconnaître, je te reconnais,
Je t’aime

Merci pour ta patience, ta générosité d’être là avec moi.


Dessins 64 et 65

Entourez-nous de douceur,
Je crie, j’appelle au secours!
S’il vous plaît, faites quelque chose pour nous!

Avant que je perde, encore espoir,

Avant que nos cœurs se durcissent à nouveau,
Avant que la coupure resurgisse!

Faites quelque chose s’il vous plaît,

Faites juste un petit quelque chose!

Les hachures de la vie se sont installées,
Arriverons-nous à les dénouer, les lousser, les aimer?

Les hachure de la vie se sont installées,
Et ce sont ces mêmes hachures qui vont nous libérer!

Besoin de douceur et de tendresse!


dessin 66

La naissance de projets,
Mon axe,
La direction de mon voilier,
Quand je reste centrée à ma destinée, tout s’enchaîne, tout coule, tout doucement.
Sans mon bébé, je coule.
Je coule sans direction.
Je reçois des baffes de gauche à droite.
Je coule, je remonte, et le cycle infernal recommence.


Merci bébé de m’aider à rester alignée, ancré. Bébé de vie!

Qu’as-tu à me dire mon beau dessin?
Et toi chères Bulles, c’est quoi qui brûle dans vos entrailles?
Mon petit voilier vogue. Il est très bien ancré dans sa destinée.
Il écoute, il s’exprime, il passe à l’action. Il est qui il est.
Le petit voilier c’est moi.
Le bébé représente les projets, à venir. Tout ce qui reste à construire.

Baignée dans cette énergie, je suis.
Je suis alignée,

Alignée profondément en moi.
Je poursuis ma quête.
Toutes les frivolités humaines si mêlent.

Mon ancrage, ma destinée, mon voilier

Mon bébé.
Je suis (suivre)
Je suis (être )


dessin 67

Prendre soin de toi.
T’accueillir,

« Je t’aime telle que tu es »
« Même avec mon gros package, deal!? »

Telle que tu es.,
Toi,

Toute toi!

Je n’ai pas envie de répéter ce que j’ai déjà dit et écrit 1000 fois. L’impatience me prend. Je n’ai plus envie de me répéter, je me sens épuisée, épuisée de me battre avec toi.

MON GROS MENTAL

Oui, mon gros mental,
Mon gros malade mental!

Je n’ai plus d’énergie à te donner.
Je n’ai plus d’énergie à m’engager à essayer de te taire. Toi tu ne veux que me distraire.
Tu me bloques?
Tu veux me mettre des bâtons dans les roues?
Tu veux m’empêcher d’avancer?
Tu veux m’empêcher de vivre, d’être bien dans ma peau?

Je te sens dans mon cou.
Je sens ta pression.
Je sens la pression que t’accorder du temps et de l’énergie m’occasionne, ça me pèse
Ça me pèse fort!

Je ne sais plus, quelle direction prendre avec toi.
T’aimer? Mais comment?
T’ignorer et que tu resurgisses de plus belle par la suite?
Te parler, et essayer de te raisonner?
Essayer de te taire?

Maintenant je te vois, tu es démasqué.
Je ne veux plus t’ignorer, ni m’engager avec toi dans des conversations qui n’en finissent plus.

(Je mets de la couleur sur mon tracé)

J’accepte que tu es là,
J’accepte que tu existes,
J’accepte que tu feras partie de ma vie pour toujours.

Je t’accepte pour que par la suite, tu puisses accepter de t’incliner, de te fondre à moi, à nous, à nous tous.

Nous formons une grande famille, tu sais.

Je n’arrive pas à toucher la couche plus profonde en moi.
Il y a comme une passerelle,
Une passerelle qui ne laisse rien passer.
J’observe cela,

J’observe, j’ai le goût d’aller vers cet espace plus profond à moi, d’aller visiter cette eau boueuse en moi.
Cet argile de la vie qui m’habite.

Je te vois argile vivante en moi.
Qu’as-tu à me révéler?

Faisons connaissance stp.


le risque de vivre pleinement

– Je trace, et j’écris ce qui surgit.

Je m’enpuissance,
Je m’enracine dans la terre.
Je m’in-corps-pore.
J’incorpore ce qui veut se dire, ce qui veut se révéler à moi.

J’incorpore le verbe sacré.
J’incorpore cette énergie dont j’ai tant été effrayé par le passé, et lorsque petite fille.
J’incorpore ce long transmetteur de vie en moi.
Qu’il monte pour aller rejoindre mon cœur et ma sensibilité.
Pour qu’il ne fasse qu’un avec l’amour.
Qu’il monte pour aller rejoindre mes seins,
Mes seins, prêts à s’offrir, prêts à allaiter celui ou celle qui cherche, qui se remue intérieurement, celui ou celle interpellés par la sève divine, cette sève qui me traverse, qui coule en moi.

Que ce verbe monte encore plus haut. Dans ma gorge, pour transformer ce qui s’est cristallisé dans ma mâchoire.
Que puisse s’exprimer tout ce qui a longtemps été caché, réprimé, envoyé aux oubliettes.
Que ce verbe, monte et monte encore, encore plus haut, et rejoigne mon troisième œil, ma conscience, pour que j’aie accès à une vision plus large, une vision juste et aligné du monde.
Que tout mon être rayonne comme il ne l’a jamais exprimé!

– J’ajoute de la couleur.

Le jaune qui rayonne,
Le vert qui guérit,
Et le rouge, ce fameux rouge, le rouge vif, le rouge sang. Ce rouge essentiel à ma vie qui coule dans mes veines, signifiant le risque.

Ce risque si essentiel à prendre au quotidien.

Risquer d’aimer,

Risquer la parole, ou la présence vulnérable,

Risquer d’aller jusqu’au bout de moi,

Risquer de m’abandonner dans les bras du divin.

– J’ajoute à mon dessin, des spirales et j’engage ce dialogue avec elles.

« Spirale in-corps-pore-toi, à moi.
Fais-toi un avec moi.
Imprègne-toi dans toutes mes cellules, dans tout mon Être.
Fais de moi ta deuxième peau! »


LIBÉRÉE, DÉLIVRÉE

Libérée, délivrée

Les chaînes dissolues,  les barrières fondues, 
Mon cœur se sent libre, ouvert vers la vie.
Libre d’être,

libre de me dire,
Libre de créer, de m’exprimer,

Libre de vivre, pleinement, libre d’avancer avec mes peurs.

Et toi, ma chère araignée qui est venue me visiter hier soir, qu’as tu à me dire?
Que veux-tu m’exprimer?
Quel message as-tu pour moi?

-J’ajoute de la couleur

Le corps en or,
Mon précieux corps, que j’ai longtemps ignoré, négligé.
Mon corps en or,
Mon précieux corps, que j’honore aujourd’hui,
Par cette couleur que j’enduis. 

-Je poursuis avec d’autres couleurs

L’amour, la tendresse accordée, me rend poreuse. 

Je m’ouvre et je m’ouvre.
Ce que je m’approprie, me traverse.
Ce que je m’approprie,  veut se donner.

-J’ajoute le brun 

La terre au sol qui m’accueille, 
Je m’en enduis. Mon corps se remplit.
Femme de terre aujourd’hui, je suis.

–J’ajoute des racines

Et toi, ma belle araignée qui fait surface, qui surgit.
Est-ce toi, ma belle araignée qui veut me grimper? 
Serais-tu connectée aux racines de la terre?
Si oui, pourquoi ai-je si peur de toi?

–J’ajoute des racines qui montent sur mon corps

Avec mes doigts, je « blend » je mélange, j’intègre, je mets les doigts à la pâte, je mets les doigts à la terre.

Je te laisse monter ma petite araignée.

Je te vois, je t’entends, je t’aime.
Tu as toi aussi une place en moi.
Tu as ta juste place.
Je te fais une place,
Apprends-moi à t’aimer, à t’apprivoiser, apprends-moi à vivre.
Avec toi, 
Parmi moi,

Libérée, délivrée tu es
Libérées,  délivrées, nous sommes! 


nous deux, ensemble

Nous deux, ensemble
J’incline ma tête,
Tu m’accueilles,
Comme tu l’as toujours fait.

Dans le plus grand respect, avec tellement d’amour.
J’incline ma tête,
Tu m’accueilles avec grâce, et dévotion,
Sans poser trop de questions.
Tu fais confiance à Dieu qui passe à travers moi.
Tu acceptes ce qui est sans jugement.
Tu flux avec la vie.
Nous deux ensemble, reliés par l’amour.
Nous deux ensemble, nous formons qu’un.
Un cœur, une vie, un chemin à suivre.

Je suis là, je te tends la main que tu ne vois pas encore.
Je te tend la main pour me suivre sans effort.
Allons, allons ensemble, explorer d’autres contrées.

Allons ensemble offrir le fruit de la lumière qui veut nous traverser.
Offrons ensemble ce que seuls nous ne pouvons.
Offrons ensemble ce que seuls nous ignorons.
Offrons ensemble pour se multiplier à jamais.

la retraite

Vivons ensemble aujourd’hui,
Pourquoi attendre à plus tard?
Pourquoi ne pas accueillir ce qui est maintenant?
Pourquoi ne pas cueillir le fruit de nos vies?
Mais de quelles fruits parle t’ai-je?
Le fruit du fruitier de la vie : le temps!
Accordons-nous ce temps,
Ce précieux temps.
Accordons-nous ce moment, pour vivre ensemble aujourd’hui.

Note : donner de la douceur à mon couple intérieur, et aussi à celui à l’extérieur
Une page blanche devant nous.
Une page blanche devant moi.


Grand-maman aurore

Crier pour toutes les générations,
Faire un pas devant vers mes peurs,
Embrasser mes peurs.

Crier pour tout ce qui n’a pas pu être crié,
Pour tout ce qui est demeuré, caché, honteux, puant, dans le néant.
Me débarrasser de cette peau qui m’encombrent, faire de l’espace,
Crier pour vivre,
Pour exister, pour prendre ma juste place.
Crier pour dénoncer, pour revendiquer, crier pour recoudre.
Crier pour me libérer enfin de ses chaînes,
Ces chaînes, à mon cou,
Libérer les cicatrices non guéries, qui saignent aujourd’hui.
Que le sang, qui fut éjecté de ton cou grand-maman puisse prendre son sens.

Que ce geste que tu as posé en désespoir, soit enfin pris en compte.
Qu’on puisse te voir, qu’on puisse te soutenir,
Qu’on puisse entendre ta détresse,

Qu’on puisse t’aimer telle que tu es.

Que tu puisses toi aussi te libérer de ces chaînes et de la honte que tu portes.

Que ce sang que tu as voulu nous montrer puisse exister.

Qu’il puisse vivre,
Qu’il puisse circuler, que toutes tes souffrances si profonde puissent prendre un sens.
Un sens plus grand, un sens plus profond, un sens, plus doux, plus harmonieux, un sens victorieux!
Je t’aime grand-maman.
Et c’est en mémoire de toi que je me costume aujourd’hui.
Pour t’honorer, pour te montrer au monde.
Pour propager cette joie que j’ai au cœur, et pour mettre un baume de légèreté et d’amour dans l’air tout autour.
Sache chère grand-maman que je suis là.
Je suis présente dans mon corps.

Je ressens tes souffrances, et je leur offre un sens.
Pour qu’elles puissent vivre, et offrir,
Pour qu’elles puissent exister, contribuer et cesser de nous contrôler.
Il y a tellement plus que j’ai envie de dire, de crier!
Tellement plus à crier et à exprimer.

Grand-maman, montre-moi le chemin, guide, mes pas vers la liberté.
Pour moi, pour toi, pour ta fille, pour nous toutes.

la cicatrice

Les mains pour guérir

Les mains qui entendent la souffrance,
La souffrance bien cachée, au fond,
Au fond du fond du fond, très profond.
Les mains qui caressent, la tendresse.

Et toi, cicatrice montrée au monde là bien vivante, bien visible, qu’as-tu à me dire, qu’as-tu à me dire cicatrice?
As-tu un message pour moi?
« Fonce ma fille, défonce tout ce que tu penses inatteignable. Mets de l’avant tous tes rêves et surtout les plus fous car ils sont là à ta portée. Ils sont là devant toi. Cueilles-les »

La cicatrice devient ma raison d’être, ma force pour aller de l’avant et transformer ce qui est nécessaire, ce qui veut vivre et s’épanouir profondément.
La cicatrice devient le fil conducteur pour tisser une toile entre toutes les femmes qui n’attendent que ça.

Te voir cicatrice,
Te laisser ta place,
T’aimer!

Un lien à faire avec la cicatrice que je porte sur mon pubis.


m’ abandonner à plus grand que petit moi

-Je commence le traçage.

Je m’abandonne. Je lâche, je redonne à plus grand et à la terre, tout ce qui me harcèle, tout ce qui m’emprisonne, tout ce qui me hante, la honte.
Toutes ces projections,
Toutes ces résistances
Tous ces paradigmes.

Je laisse être ce qui est.
Je montre ma cicatrice au monde entier.
Mes deux cicatrices finalement.
Celle à mon cou, du passé,
Celle à mon ventre, du présent.

Je laisse ces deux cicatrices danser entre elles.
Je les laisse vivre,
Je les laisse s’exprimer,
Je leur redonne leur plein pouvoir de guérison.
Je ne m’accroche plus à elles.

J’ouvre, j’ouvre les cicatrices pour aller voir ce qui se cache derrière.
Pour aller voir ce qui reste à exprimer, ce qui n’a pas encore pu être dévoilé.

-J’ajoute de la couleur.

Le doré pour te donner de la valeur, mon corps que j’ai beaucoup négligé dans le passé.
Le rose-rouge foncé pour l’amour, la passion, l’expression de vie qui m’habite.
Et le blanc-perle pour la présence divine qui m’accompagne derrière, qui m’accompagne à tout moment.
J’en ajoute à mon corps pour m’en imprégner, pour me remplir pleinement de cette énergie,
Énergie d’amour, de tendresse, d’acceptation, de compassion.
Que chacune de mes cellules, puissent la ressentir, et que je puisse encore plus m’abandonner à ce qui se veut en moi, à ce qui veut me traverser passionnément,

– la cicatrice de la gorge, intérieure
– la cicatrice du pubis extérieure

Tout y est, c’est complet.

Et maintenant, qu’est-ce que tu as à me dire cicatrice?

-J’ajoute de l’huile au cœur

Réponse : “Tu fleuris! Tu fleuris quand tu laisses la vie te traverser, quand tu acceptes ce qui est. Et cette floraison permet aux autres de faire des fruits. Tu fleuris et les autres forment des fruits. Sans efforts et parfois sans même le mot. Ta job= fleurir, tout simplement!
Mais pour fleurir, tu te dois d’être bien ancré en ta branche qui elle est bien connectée au tronc qui lui est bien enraciné dans la terre.»

Cicatrice, as-tu autre chose à me dire?
Qu’est-ce qui n’a pas encore été divulgué au grand jour?

«Je t’aime, le ressens-tu? Je t’aime profondément. J’aime tout de toi. Tu es aimé complètement.»

La réconciliation


Toi et moi, nous deux, ensemble.
Jamais seuls, entourés, nous sommes.
Précieux moments, moments de grâce, amour infini.

As-tu vu l’animal qui se cache? Qu’as-tu à me dire, mon ami?
“Sois!
Douceur, bonté, tendresse, nous accompagnent.
Que je puisse grimper à ta colonne, et me verticaliser.”

Sois!
Et montre-moi le chemin, le chemin vers les cieux le chemin vers le soleil, le chemin de vie radieux.”


la bataille des générations

« Ah! C’est tellement dommage, de si belles dents et qu’elles soient jaunes.
Mets-toi donc du tape sur ton entre sourcil. Tu commences à rider, c’est pas joli »

Mais d’où proviennent ces paroles en lien avec mon apparence physique?
De quel endroit émanent-elles?
Sont-elles justes, justifiées?
Où se posent-elles après avoir été dites?
Est-ce qu’elles contribuent à créer, à mettre de la beauté, de la lumière ou contribuent-elles à détruire?

Ma fille se bat présentement contre un gros Goliath. Je voulais l’honorer par ce dessin. Je voulais honorer son visage pur et éclatant, son teint paradisiaque blanc comme neige. Je voulais l’honorer elle, pour le chemin qu’elle choisit d’emprunter. L’honorer pour sa beauté intérieure, pour sa détermination et pour le courage de son grand cœur.

Ma chérie Laura, je suis si désolée que l’on t’ai idolâtrée, et que tu te sois identifiée à cette beauté extérieure pour reconnaître ta valeur.

Ma très chère Laura, je te vois, je t’entends, je t’aime.

Je t’aime, telle que tu es ma chérie même avec tes boutons rouges écarlates qui crèvent ton visage.

Je t’aime même si tu es obsédée à chaque instant par l’image que te renvoi la glace. 

Je t’aime même si tu te sens possédée de ce jugement si violent qui tourne en boucle dans ta tête.

Je t’aime et je suis avec toi, je te tends et je te tiens la main, nous marchons ensemble, en harmonie, bien en vie, bien vivantes.

Je te souhaite de trouver le filon intérieur qui ouvrira les portes de ta libération. La libération de nous toutes, pour nous toutes. Je marche ce chemin avec toi! 

Je voulais aussi honorer toutes les femmes de ma lignée. Mes trois filles, ma mère, ma grand-mère et toutes les autres magnifiques femmes avant elle.

Les honorer pour leur force et leur vulnérabilité, pour leur présence et leur souffrance.

Belles femmes de ma lignée, je vous aime! 


coucou petite amour

Coucou petite fille

J’ajoute du doré pour mettre l’accent sur la valeur, l’or, ça vaut, ça pèse, ça a une présence, un pesant or.
Mon corps en or que j’accueille tel qu’il est et lui offre, douceur, affection, moment de beauté et connexion, tendresse et paix.
Cheveux perlés, brillants, la sagesse.
Étendu paisiblement, sans le souci, les bras derrière qui acquissent, qui disent oui, qui font confiance au chemin qui passe en moi.

Étendu paisiblement dans le vert, la guérison, la nature, la connexion à la terre, le vivant.

Et toi, ma chérie qui émane de moi, quel beau cadeau tu es!

Je te vois,
Je t’entends,
Je t’aime.

Prends ta place avec moi.

Existe, respire, vit.
Ton visage blanc perle est resplendissant, reluisant de beauté.
L’innocence, je la vois, elle est là, elle a toujours été là.
Tu peux la montrer maintenant.

Montre-toi dans toute ta splendeur, dans tout ton rayonnement.
Je suis là avec toi!
Je t’aime!


l’abandon dans le plaisir

–Je trace et ensuite j’écris.

L’abandon dans le plaisir

Accepter d’être prise,
Accepté d’être vue,
Accepter d’être aimée,
Accepter d’être, tout court.

Je m’abandonne.
Je m’abandonne à plus grand que moi.
Je laisse l’énergie divine me traverser, et j’accepte que le plaisir en fasse partie.
Le plaisir est divin.
L’abandon m’amène à toucher à un plus grand plaisir, autant dans mon corps, que dans mon esprit, dans tout mon être.

Le plaisir est sacré,
Le plaisir est source de vie,
Le plaisir fait circuler l’énergie dans mon corps,
Le plaisir m’aide à me connecter encore plus à mon corps, à l’aimer et à l’apprécier tellement plus.

–J’ajoute de la couleur

L’homme vert surgit par-dessus la couleur blanc-perle.

Je veux voir l’homme vert se métamorphoser, se transformer.
Je veux voir l’homme vert devenir cette plante grimpante vers le soleil.
Je veux voir l’homme vert atteindre des sommets insoupçonnés.

Mais qui est cet homme vert derrière moi?
À qui fais-je si confiance pour m’abandonner ainsi dans le plaisir?

C’est mon inconscient.

Ce que je ne vois pas,
Ce que je n’entends pas,
Ce qui n’est pas encore amené à ma conscience.
Je fais donc confiance, je m’abandonne à ce qui n’existe pas encore.
À ce qui n’a pas encore de voix, de présence en moi.
Je m’abandonne à l’inconnu.

Cette présence que je ne connais pas.
Cette présence qui m’offre le meilleur du moment présent.

Je veux danser encore et encore avec cet in-connu, avec l’inconnu.