Au cours des années, nous avons découvert qu’un nombre impressionnant de femmes, et même d’hommes, ont une perception négative de leur image. Nous avons aussi expérimenté le fait que les pratiques conjuguées du dessin, de la photo et du témoignage favorisent la pacification des ressentis extrêmes liés au non-amour de soi.
Image négative
de soi
Nous vous présentons quelques témoignages de non-amour de soi pour mieux comprendre les souffrances et détresses qui peuvent être vécues intérieurement ainsi que pour redire l’urgence de développer des pratiques de réconciliation intérieure :
« Dernièrement, on m’a prise en photo dans le cadre d’un cours d’éclairage…»
«…Quand j’ai vu la photo, je me suis sentie vieille et laide. J’ai senti que la femme représentée n’était pas du tout celle que je voyais dans le reflet du miroir et que j’observais à chaque jour. C’est cette expérience qui m’a décidé de dessiner et de peindre cette femme sur la photo pour l’apprivoiser et pour l’aimer telle que les autres la voient et la perçoivent. »
« Déjà enfant je portais des gros jugements négatifs envers mon visage. Je me trouvais repoussante et laide. Je n’arrivais pas à me voir du tout telle que j’étais. C’était certainement maladif. Je trouvais toujours très difficile de voir des photos de moi. Je me comparais aux autres et j’étais toujours perdante dans mes évaluations. »
« Je n’ai jamais parlé ouvertement de ma haine pour mon corps, surtout pour mes grosses cuisses et la cellulite qui ne part pas. En voyant des images d’autres personnes rondes et même les toutes petites, j’ai pu constater que mon idéal était erroné et mes insultes envers moi-même ne faisaient que me garder malheureuse. »
« Je passais mon temps à critiquer mon corps,
je n’étais jamais contente de mon apparence! »
« Ça fait trop longtemps que j’haïs mon corps, ça fait trop mal. Je suis tannée de souffrir de ce genre d’autodestruction par l’intérieur! Si je ne peux pas changer mon corps, alors je suis prête à poser des gestes pour apprendre à voir mon corps autrement… merci de me montrer comment.»
« Petite, je ne questionnais pas mon corps, tout ce qu’il pouvait faire, ou il pouvait m’amener. C’était une machine qui me permettait de bouger, de manger, de jouer; j’en réjouissais. La notion de forme, de beauté, ou de valeur est arrivée à l’adolescence, quand j’ai commencé à me comparer à ma sœur, à mes amies, et dans mon manque d’estime de moi m’imaginer toujours moins que les autres… »

« La souffrance que je vis face à mon corps et cette relation dysfonctionnelle avec la nourriture me volent toute mon énergie vitale ».
« Je n’arrête pas de penser à mon poids, regarder mon ventre rond avec dégoût, et plus ça me pèse, plus c’est difficile de prendre soin de mon corps, de bouger ou de bien le nourrir. Je n’en vaux pas la peine. »
« Cela m’étonne d’être si cruelle envers moi-même. Je ne le ferais jamais à un enfant. Lorsque je m’autocritique, l’enfant intérieur se fait tout petit et se recroqueville sous l’emprise aveugle et froide de l’adulte « rationnel ».
« Lorsque je m’autocritique, l’enfant intérieur se fait tout petit »
Je souhaite être considérée comme extraordinairement belle, mais je crois que je suis horriblement laide. Pourtant, je ne suis pas laide, même dans les termes du monde. Ma perception de moi-même est folle … mais pire encore, notre culture fait tout pour nourrir cette folie! »
« J’ai pris tellement de poids pendant ma première grossesse que des étrangers me demandaient si j’étais enceinte, jusqu’à six mois après l’accouchement. Impossible de conformer à cette idéale cruelle de la femme qui porte ses anciens jeans en sortant de l’hôpital.

Je ne sais pas comment retrouver mon corps, je n’ai pas le temps de faire de l’exercice comme avant, et j’ai si peur que mon mari me trouve poche avec mes cicatrices et mes vergetures.
Je ne me sentais tellement pas comme une déesse rayonnante de la fécondité quand j’étais enceinte. La peur d’être grosse était tellement forte que je confondais mon ventre en expansion avec un surpoids permanent. Je devais constamment me rappeler du bébé en développement, et que j’étais privilégiée de pouvoir porter un enfant.
Mon corps en période postpartum était comme un étranger, c’était qui cette femme molle, fatiguée, avec les mamelons en feu et les yeux cernés? Face à cette vie nouvelle, si petite, si parfaite, j’avais du mal à croire que je pouvais retrouver une bonne forme physique. J’étais découragée, et très impatiente de m’en remettre. »
Pratiques
de réconciliation
« Le dessin a pour moi été une révélation… dessiner le corps nu, dans toute sa fragilité, sa beauté, mais aussi et surtout dans tout ce qui me dérange, est pour moi une façon d’apprivoiser l’objet du jugement, de faire un avec cette réalité, de l’embrasser… et de faire la paix avec. »
« Poser un regard aimant veut dire de choisir un point de vue de non-jugement et d’acceptation. Ceci libère des perceptions erronées qui nous divisent intérieurement et qui nous séparent les uns des autres.»
« Je suis en très grande reconnaissance de ce processus d’apprivoisement… ça m’a libéré d’une très grande tension intérieure que je ne savais même pas que je portais! »
« Ça me fait tellement de bien de dessiner… je crois que dessiner est un code secret pour dessiller, dessiller les yeux. Les yeux du cœur probablement. »
« Merci encore pour cette pratique si apaisante, je la délaisse parfois, mais c’est toujours un baume pour l’âme et l’être entier quand j’y retourne. »
Pour créer un groupe de partage, s’inscrire à une pratique en ligne ou demander des renseignements : offriraucorps@gmail.com
Notre engagement :
Pratiquer à répétition de nouvelles façons,
plus accueillantes et aimantes, de regarder le corps et l’ensemble de la création!



