Au cours des années, nous avons développé une approche douce et respectueuse pour rendre hommage à l’unicité de chaque corps ainsi qu’à la richesse de la diversité corporelle.
Les photos qui sont prises ne sont jamais publiées, elles sont utilisées comme inspiration pour les pratiques de dessin ou de tracé du corps.
Pour créer un groupe de photo du corps, s’inscrire à une pratique en ligne ou demander des renseignements : offriraucorps@gmail.com
« Je tombe rapidement en admiration devant chaque homme ou femme que j’ai eu l’opportunité de photographier nu, car sous les masques habituels et bien au delà des formes et des proportions, on se trouve face à face avec la vérité de cet être humain.
Ayant moi-même eu très très peur de me faire photographier nue, je me sens très maternelle devant l’insécurité de l’autre qui s’offre avec une certaine gêne devant la camera. Je suis prête à tout pour l’aider pour que la personne soit à l’aise. Parfois je parle beaucoup pour la rassurer, d’autre fois je garde le silence pour lui laisser l’espace d’aller à sa propre vitesse.
Photographier le corps de l’autre, pour moi, ressemble à un massage. La caméra peut sert en quelque sorte d’espace d’accueil du corps photographié, avec tout le respect qui lui est dû, et en prenant soin de sa vulnérabilité. Offrir un regard inconditionnel qui n’a pas d’autre but que de voir ce qui est là est sans aucun doute un cadeau offert à la personne qui ose poser nu. »
« La première fois que j’ai pris des photos d’une amie qui avait des gros jugements sur son corps, j’avais peur de voir la même chose qu’elle et de la blesser encore plus.
Cependant, le fait qu’elle me fasse confiance et qu’elle se déshabille devant moi pour m’offrir son image m’a tellement touchée que toute une tendresse s’est activée derrière mon regard. J’ai été touchée par la vulnérabilité du corps et par le fait que le jugement que l’on pose est si injuste pour ce corps qui est pourtant si généreux.
Cette expérience m’avais appris que la vulnérabilité du modèle était importante pour moi, car elle me permettait de voir au-delà de l’image bien ficelée qu’elle aurait projetée en temps normal. Cela m’a également permis d’être connectée à une partie plus profonde et plus authentique de la personne. Étrangement, dans ce bal à deux, la vulnérabilité de l’un permet l’ouverture à la vulnérabilité de l’autre. »
« Quand je suis derrière la caméra je me sens invisible. Je ne suis pas là pour juger ni pour encourager nécessairement l’autre;
je suis simplement un témoin qui sert plutôt de miroir aux ressentiments que la personne photographiée peut vivre envers elle-même. Cette période d’instabilité intérieure peut faire remonter des jugements et des peurs, c’est sûr, mais elle finit presque toujours par susciter une réconciliation entre le sujet et son corps.
Faire de la photo pour honorer le corps, c’est entrer dans une intimité avec l’autre qui ne peut pas faire autrement que renforcer et même souder la confiance entre les deux personnes impliquées. »
« Les séances de photos, je les faisais sans donner des directives, sans parler. Je disais seulement au modèle de relaxer. C’est arrivé plusieurs fois que les modèles commençaient à pleurer pendant que je les photographiais. C’est comme s’ils se sentaient écoutés et aimés, acceptés totalement dans leur corps, sans aucun jugement.
Et comme dessinatrice et peintre, je vous assure que je trouve plus intéressant les corps différents ou marqués par les années que les corps soi-disant « parfaits ».
« Lors des sessions de photo avec des hommes au sujet de l’image corporelle masculine, nous avons parfois posé des questions très directes sur des sujets confidentiels pendant que nous étions derrière la caméra. L’expérience d’être nu devant des étrangères faisait que très souvent ces hommes se détendaient, s’ouvraient et partageaient leur sentiments profonds. »
Notre engagement :
Pratiquer à répétition de nouvelles façons,
plus accueillantes et aimantes, de regarder le corps et l’ensemble de la création!