Un atelier à domicile offert par julie et julie, avec l’apport de Marie-Diane!
Le 4 janvier dernier, un nouveau chapitre artistique s’est ouvert, chez Julie G, notre premier atelier mobile. Celui-ci a été bien plus qu’une simple rencontre ; c’était une célébration de la connexion, de la beauté, de la féminité, de la douceur, et d’une touche sacrée qui a laissé entrevoir une année pleine de découvertes et d’amitiés.
L’ambiance conviviale a immédiatement mis à l’aise l’ensemble des participants. Après avoir pris un moment pour se déposer silencieusement, nous avons uni nos mains en signe de solidarité.
Guidées par l’image choisie, nous avons tracé les contours sur le papier, établissant des liens invisibles entre nos mouvements, nos émotions et nos ressentis. Chaque trait était comme une conversation silencieuse, un échange muet tissant des liens entre nos histoires individuelles.
Le tracé du corps s’est révélé être un outil puissant et novateur, bien au-delà d’une simple représentation physique. C’était un moyen d’exprimer des émotions enfouies, de se connecter à une vérité intérieure souvent oubliée dans le tumulte de la vie quotidienne.
Une présence subtile et sacrée a imprégné notre exploration artistique, ajoutant une dimension particulière à notre expérience. Tracer le corps a pris une signification plus profonde, comme si nous touchions quelque chose de sacré en nous-mêmes et chez les autres.
La soirée s’est clôturée de manière significative alors que nous partagions nos expériences et créions des liens dans cet espace sécuritaire. Les histoires partagées ont ajouté une touche supplémentaire à notre connexion déjà profonde. Une aventure qui va bien au-delà du simple tracé du corps pour devenir une expérience profonde et significative.
Cette première rencontre n’était que le début. C’est avec joie que nous allons continuer cet atelier de tracé du corps tout au long de l’année. Dans cette atmosphère où la connexion, la beauté, la féminité, la douceur et le sacré sont les guides, nous sommes prêts à laisser la magie continuer de nous transformer et de nous connecter au plus grand que soi. L’atelier, toujours adaptable, suivra le flux de nos besoins, se déplaçant là où la créativité nous appellera.
En arrivant au centre la veille, une jeune femme m’a avoué qu’elle était stressée de participer à notre atelier parce qu’elle ne sait pas dessiner! Je l’ai rassuré que la performance au niveau du dessin ne faisait pas partie du programme et qu’elle verrait bien que l’atelier rend le dessin accessible. Justement parce que le traçage de modèles préparés d’avance permet de traiter du sujet et ressentir tout les bienfaits d’une pratique du dessin sans devoir « avoir du talent » pour le dessin.
Nous avons commencé l’atelier en expliquant comment nous avons été touchées par les pratiques de la photographie du corps nu et le dessin fait à partir de ces images. Des images de corps au naturel, souvent prises dans la nature, sans poses préconçues et sans recherche de résultat autre que se permettre d’être vu et de voir le corps tel qu’il l’est.
Les animatrices Colette, Émilie et Audrey ont témoigné de leurs expériences avec la photo et le dessin et ensuite nous nous sommes installés autour des tables devant des petites plaques lumineuses qui permettent de tracer les modèles (dessins-silhouettes fait à partir des photos). Le traçage enlève toute obligation de performance tout en offrant un regard contemplatif sur le corps dans la nature.
Après une période de dessin et de peinture tout simple à l’aquarelle, nous avons fait le tour des participantes pour entendre comment chacune vivait l’atelier. Parmi les témoignages entendus :
« Il y a une profondeur, un calme qui s’installe en moi pendant que je dessine. »
« Dessiner une femme qui s’abandonne et se sent libre d’être bien dans son intimité, peu importe le corps qu’elle a, est inspirant. »
« L’image que j’ai choisi me ramène à une difficulté que j’ai avec mon corps mais quand je l’ai dessiné, j’ai completement oublié la difficulté. J’étais dans le moment présent. C’est riche comme atelier. C’est tout sauf linéraire. On y découvre de nouvelles techniques et des aspects inattendus de nous. »
« Je ressens le besoin de m’enraciner et mon dessin m’y ramène. »
« Je ressentais une grande colère en choississant ce dessin qui me ramenait au corps que j’avais il y a plusieurs années… mais à travers le processus toute la colère s’est estompée et a fait place à une très grande douceur ou j’ai laissé place à beaucoup de fantaisie dans l’univers que j’ai dessiné. »
Ensemble nous avons passé un moment doux à honorer le corps dans toute sa simplicité et beauté, sans attentes et dans un processus qui nous permettent de mettre nos jugements de côté, au moins pendant quelques heures…