Nos pratiques d’autoportrait du visage et du corps proposent des moments de contemplation, de partage et de découverte. Nous utilisons des outils accessibles, comme la photo et le dessin-traçage, pour poser un nouveau regard sur soi-même.
Nous suggérons des approches toutes simples pour travailler les perceptions, les ressentis et les jugements que nous portons envers notre propre visage ou envers une partie ou l’ensemble de notre corps, selon les besoins de chacun et chacune.
En commençant par le miroir, et en allant jusqu’à dessiner à partir de ses propres photos, nous travaillons ensemble afin d’en arriver à se percevoir sous un autre œil. Cet atelier offre un accompagnement dans la compassion et le respect pour le cheminement de chaque personne, à sa vitesse, tout en proposant des défis pour aller plus loin.
Autoportrait
du visage
Comment te vois-tu?
Est-ce que tu souffres d’une autocritique constante envers toi-même?
Aimerais-tu pouvoir reconnaître la beauté de ton propre visage, de ton corps?
« Le processus d’autoportrait m’a permis d’apprivoiser mon visage et d’ouvrir doucement dans mon cœur un chemin d’acceptation serein de mon image. C’est un processus puissant et je dirais thérapeutique, même s’il n’en a pas la prétention. Subtilement, il m’a permis de prendre conscience des voix de jugement intérieur et de travailler à m’en libérer.
Du coup, ce processus m’a permis d’accepter plus facilement aussi l’image des autres. Le processus d’autoportrait est un acte pour apprendre à accueillir ce qui est, tout en étant créatif et méditatif. »
« Dessiner mon visage était super difficile. Quand j’ai commencé, j’ai eu beaucoup de jugements négatifs sur le visage et le travail que je faisais. Avec le temps, j’ai commencé à me concentrer sur le jeu de la lumière et des ombres. J’ai remarqué où se trouvaient les ombres et j’ai ressenti concrètement l’importance de ces deux éléments dans l’art et dans la vie. Je vois maintenant qu’elles peuvent être côte à côte en harmonie, sans que ce soit une bataille constante de la lumière contre l’obscurité. »
Image corporelle
« Ce que j’ai à dire c’est qu’il est possible de changer le regard que l’on pose sur le corps, et sur notre corps. »
« …Il est possible de remplacer la critique par l’accueil, le désir constant de mieux paraître et la peur d’être rejetée pour son apparence par l’acceptation et l’appréciation du corps qu’on a, maintenant.«
« Cette image de moi, toute simple en noir et blanc sur papier m’a fait voir mon corps autrement. En m’apprêtant à le dessiner, tout à coup j’ai compris que je n’ai pas besoin de me changer, que je suis correcte comme ça et je peux arrêter de m’efforcer d’être autrement ».
Joignez-vous à nous si vous êtes prêtes à vous embarquer sur un chemin de réconciliation avec votre image.
Les ateliers s’offrent en ligne, ou en personne, individuellement ou en petit groupe quand les mesures sanitaires le permettent.
Pour créer un groupe d’autoportrait, s’inscrire à une pratique en ligne ou demander des renseignements : offriraucorps@gmail.com
« Dessiner mon propre corps a entraîné un changement de perspective qui est absolument libérateur. »
« Cependant, ce changement n’est pas instantané, ni une fois pour toutes; il faut une pratique régulière pour éliminer doucement les perceptions erronées nourries par notre culture.
Lorsque je partage avec des gens le fait que je pratique l’autoportrait pour m’aider à travailler mes problèmes d’images de soi, je vois que les gens pensent : « tu es pourtant mince et tu es jolie, où est ton problème » ?
Le problème n’est pas mon corps, il est dans ma tête. Il affecte la façon dont je me sens constamment ; ce que je mange, ce que je dis et comment j’agis. Cela affecte aussi ma manière d’accueillir les différentes circonstances de la vie.
Oser me faire photographier nue et prendre le temps de me dessiner m’a aider à vaincre mon orgueil, le besoin de paraître parfaite et ma résistance à me reconnaître et à m’aimer telle que je suis.
Je crois dans ma tête que la perception de mon image est réelle et véridique. Quand c’est sur papier, cela devient autre chose; c’est moins personnel, moins négatif et il y a plus d’espace. Quand c’est dans ma tête, c’est juste une idée, mais je la prend pour la vérité tandis que sur papier, c’est concret et plus doux. »
« Se dessiner,
c’est faire apparaître l’âme ou la partie invisible.«
« Une psychologue bien intentionné m’a dit un jour d’arrêter de me dessiner, alors que j’utilisais déjà cette pratique pour changer l’image que j’avais de moi-même depuis plus de dix ans. Elle n’a pas dit « narcissique » à voix haute, mais mes oreilles ont capté le mot murmuré quelque part au fond de la stratosphère. Il est clair qu’elle ne comprenait pas. Elle ne savait rien de l’art, je suppose, de la façon dont il apaise l’esprit, calme les nerfs et change la façon dont nous voyons les choses…
Elle n’avait probablement jamais essayé elle-même ; elle n’avait jamais découvert comment la haine de soi se transforme en tolérance de soi, puis en auto-compassion après avoir passé du temps à gratter doucement un crayon sur du papier, les yeux oscillant entre une photo de son propre visage et le dessin qu’on en fait.
Il s’agit d’un processus pacifique. Prendre les photos, peut-être moins. Les regarder pour en choisir une à dessiner peut être un spectacle d’horreur. Mais le jugement s’estompe au fur et à mesure que le processus créatif s’enclenche. Certains d’entre nous doivent également repousser les jugements fondés sur le résultat qu’ils souhaitent ou qu’ils pensent devoir atteindre. Mais ce processus n’a rien à voir avec l’exécution, l’évaluation ou l’obtention d’un certain résultat. C’est un processus qui consiste à apprendre à être avec soi-même, à se regarder et à ressentir ce que l’on ressent pendant que l’on fait cela, jusqu’à ce que l’on soit d’accord avec ce que l’on voit. Cela m’a énormément aidé. Le portrait de moi en train de pleurer a été particulièrement transformateur (qui se prend en photo en train de pleurer de toute façon ?). Au début, je me dégoûtais de moi-même, mais à mesure que je persistais, j’ai acquis un sentiment de reconnaissance universelle pour ceux qui souffrent, et que je fais parfois partie de ceux qui souffrent, pour en arriver à la conclusion que tout cela est parfaitement normal. »
Notre engagement :
Pratiquer à répétition de nouvelles façons,
plus accueillantes et aimantes, de regarder le corps et l’ensemble de la création!





