Dessin-tracé du corps

Le dessin-tracé est une façon très simplifiée de dessiner qui ne requiert aucun apprentissage, aucune habileté ni aucun souci de performance artistique.

Il suffit de tracer les dessins-modèles réalisés d’après photo qui sont fournis. Chaque personne est invitée à se laisser guider par les lignes de vie du corps et à tout simplement tracer les formes. La pratique du traçage n’a aucun autre but que celui de connecter dans l’instant présent avec le sujet représenté.

« Tracer m’apporte une joie profonde.
Quand je commence à dessiner, tout se tranquillise en moi. »

«…Les pensées cessent de tourbillonner sans fin et je me retrouve calme et à l’œuvre dans cette pratique apaisante, simplement à l’écoute de l’être ou de la réalité sensible que je suis en train de tracer ou de dessiner, en toute gratitude et reconnaissance. »

« Je suis en très grande reconnaissance de ce processus d’apprivoisement… ça m’a libéré d’une très grande tension intérieure que je ne savais même pas que je portais! »

« Ça me fait tellement de bien de dessiner… je crois que dessiner est un code secret pour dessiller, dessiller les yeux. Les yeux du cœur probablement. »

« Merci encore pour cette pratique si apaisante, je la délaisse parfois, mais c’est toujours un baume pour l’âme et l’être entier quand j’y retourne. »

Tracer le corps dans sa vérité va à l’inverse de la tendance sociale actuelle, laquelle cherche avant tout à masquer, à maquiller et à contrôler l’image corporelle. En offrant un regard tendre et aimant au corps humain dans son état naturel, nous acceptons d’accueillir avec plus de tolérance et de compassion les différences corporelles, qu’il s’agisse des siennes ou de celles des autres. C’est un geste simple et accessible à toutes et à tous, offert gratuitement, sans aucun autre but que celui d’exprimer notre gratitude et tendresse au corps.

L’image finale peut ensuite être mise en couleurs et accompagnée de quelques mots.

« La peinture me rendait folle. Essayer de la contrôler est impossible. J’aime et je déteste ça parce que c’est tellement fluide. Rien n’est permanent, les parties que vous aimez et que vous n’aimez pas changent complètement avec une touche de couleur, d’eau ou un coup de pinceau. Cela me rappelle les émotions et la recherche du sens et de la vérité dans un corps et un esprit qui changent plusieurs fois par jour. Comme dans la vie, le sens émerge à travers le chaos et, après un certain temps, les choses s’emboîtent d’une certaine façon dans la perfection de mon imperfection, et j’apprécie simplement l’interaction entre moi et les peintures. Enfin, la guerre est terminée. Je m’abandonne paisiblement à tout le processus et quelque chose émerge toujours, bien différent de ce que j’avais prévu ; une métaphore parfaite de la vie. »

Tracer et retracer le corps dans sa plus grande vérité, tel qu’il a été créé, sans chercher à le corriger, à le parfaire ou à l’embellir, est une façon de se rebrancher à la vie dans la reconnaissance et la gratitude.

« À force de dessiner des personnes dans leur intimité fragile, cela ouvre un espace a l’intérieur duquel il devient possible de s’accepter tel qu’on est. Je recommande cette pratique à toute personne qui se sent en non-amour avec elle ou lui-même! »

« Ma tête me garde petite et craintive. Peur d’être perçue comme différente. Peur d’être inacceptable. Peur d’écouter quelque chose de différent. Dans toute cette peur, il n’y a pas de mouvement. Tout est bloqué. C’est tellement douloureux… c’est insupportable et précisément parce que je sais qu’il y a quelque chose qui vit et qui coule en moi. Je ne peux pas accepter complètement ce statut et vivre le mensonge, je vis dans le mutisme. Alors voilà mon appel à l’aide. Mon cri qui déclare que je suis en vie. Il est difficile de naviguer sur les eaux de la vie sans un bateau ou, au minimum, un gilet de sauvetage. Cette pratique de dessin nous invite à voir la vie telle qu’elle est censée être vue, sans jugement. Chaque trait tracé est comme une ligne de vie. Une ligne pour nous sauver de nos esprits dominateurs et coupeurs de vie. Pour nous donner un moyen de voir ce qui est vraiment vivant, au-delà du filtre de notre mental. Cette pratique peut nous aider à faire face à nos peurs. Souvent, je dessine ce qui m’effraie et m’intimide. Dans la ligne, je trouve la sécurité dont j’ai besoin pour regarder la peur. Souvent, la peur s’atténue à la lumière de la vérité, à la lumière de l’acceptation et de la compassion. »

Pour créer un groupe de dessin-tracé, s’inscrire à une pratique en ligne ou demander des renseignements : offriraucorps@gmail.com


Notre engagement :
Pratiquer à répétition de nouvelles façons,
plus accueillantes et aimantes, de regarder le corps et l’ensemble de la création!