IMAGES DU CYCLE DE VIE

Une série de pratiques de dessin, à raison d’une par semaine, pour apprivoiser l’image du corps dans toutes ses dimensions!

Aucune expérience ni talent n’est requis. La seule nécessité, c’est de reconnaître l’urgence de poser un regard libéré du jugement sur le corps. 

La série « Cycles de vie en images » propose sept thèmes différents pour explorer les diverses étapes de la vie du corps.

Cet atelier en ligne s’adresse à toutes les personnes qui désirent s’engager à un processus de renouvellement du regard envers le corps. Parce qu’elles reconnaissent à quel point le corps est sans cesse l’objet d’évaluation, de jugements et de critiques.

Ce sont les femmes, en tout premier, qui se sentent interpelées par cette nécessité de changement radical du regard.

Cette série thématique contribue à prendre conscience de tous les jugements que nous portons sur corps au cours de diverses étapes de la vie. En plus de permettre d’apprivoiser sa propre dimension corporelle, cette pratique de changement de regard cherche à libérer le corps de ce qui l’opprime et le conditionne.

Entre la naissance et le moment de prendre notre dernier souffle, notre corps est le véhicule généreux et parfaitement adapté aux besoins de notre être intérieur. Cependant, loin de ressentir une gratitude immense pour le travail qu’il accomplit en toute générosité, bien souvent, nous posons sur lui un regard déçu, jugeant ou nous le fouettons pour qu’il se conforme à nos idéaux.

Pendant le processus de traçage ou de dessin, nous offrons un temps, un espace ainsi qu’une présence au corps. Il se révèle à nous comme notre meilleur et infiniment fidèle compagnon, et ce depuis notre tout premier souffle. Nous lui offrons ainsi un processus de réconciliation dont tellement d’entre-nous ont besoin. 

Les thèmes :

1. L’accouchement 

2. L’allaitement

3. Les parents et les enfants

4. Le corps en mouvement, hommes et femmes en mouvement et en relation avec la nature. 

5L’intimité et les relations amoureuses. 

6. Les corps différents, les handicaps et la maladie 

7. La vieillesse et le dernier souffle. 

Cet atelier en ligne est offert tous les lundis soirs de 18 h 30 à 20 heures. Les images sont envoyées la veille aux participants pour qu’ils puissent les imprimer à leur guise.

Accompagnante : Marie-Claude

Pour créer un groupe de partage, s’inscrire à une pratique en ligne ou demander des renseignements : offriraucorps@gmail.com

Dessiner plusieurs images de la naissance d’un enfant m’a rendu très sensible à l’incroyable force de la vie présente dans un corps.

« Dessiner plusieurs images de la naissance d’un enfant m’a rendu très sensible à l’incroyable force de la vie présente dans un corps. Passer du temps en présence de la tête d’un enfant qui traverse l’ouverture du corps maternel m’a également fait prendre conscience de l’évènement majeur vécu pour cet être qui vient au monde. Ce changement d’état est inexorable et puissant; l’enfant ne sait pas dans quel univers il arrive. C’est un évènement chaotique, plein de sang, de douleurs de fluides inhabituels et pourtant, quand la naissance est terminée, tout ce chaos avait son sens. Le dessin de l’accouchement est pour moi une manière d’honorer cet évènement sacré. »

« J’ai commencé à dessiner des images du corps dans tout ses états; à commencer par la venue au monde d’un nouveau corps au moment de la naissance jusqu’à la vieillesse avancée. Entre ces deux moments définitifs, il y a toutes les étapes de la vie que l’on puisse imaginer qui sont vécues par le corps.

J’ai réalisé à l’adolescence que je n’aimais ni mon corps ni mon visage et à partir de ce moment, passant de l’anorexie à une forme de boulimie, j’ai fait tant de tords à ce corps tandis que la tempête rageait entre mes deux oreilles et pourtant mon corps continuait à m’offrir un véhicule pour expérimenter la vie. 

Je suis certaine que l’inflammation de mes humeurs, passant entre la haine de moi-même au désir de plaire aux autres pour être aimée, a fragilisé le terrain corporel sur bien des plans. Pourtant, malgré les grandes difficultés vécues intérieurement, j’ai vécu la vie, j’ai eu des enfants et maintenant à l’aube de la soixantaine, je retrouve plus de paix intérieure. 

Ce qui a contribué à l’apaisement du regard blessant que je posais sur moi-même et ce qui m’a aidé à sortir du carcan de l’idéalisation qui formate nos regards a été de dessiner des images du corps dans toutes ses dimensions.

Je reconnais maintenant que ce corps, si longtemps méprisé, mal aimé, mal traité, abusé de toutes les manières par moi-même, est le fidèle et généreux véhicule de mon être intérieur. 

Je dessine à partir d’images trouvées sur le web ou à partir de photos que j’ai prise. Je me suis rendue compte que je suis toujours en amour avec le sujet que je dessine. J’ai travaillé à une série d’images sur le corps non conforme à l’idéal féminin de l’heure et chaque fois, je voyais la beauté dans le corps que je dessinais. J’ai senti au fur et à mesure des mes explorations que le regard de jugement sévère que je posais sur moi-même s’adoucissait peu à peu, jusqu’à presque disparaître. »


Notre engagement :
Pratiquer à répétition de nouvelles façons,
plus accueillantes et aimantes, de regarder le corps et l’ensemble de la création!