APPRIVOISER LA RELATION INTIME

Pour les sujets délicats de la relation intime et de la sexualité, nous utilisons une approche toute en douceur, tendre et féminine. Nous nous familiarisons avec ces sujets en traçant des dessins-silhouettes d’intimité, dans un milieu protégé, entourées ou en lien avec d’autres personnes sensibles aux ressentis engendrés par nos blessures relationnelles.

Cette approche nous permet de sortir du silence implicite que beaucoup d’entre-nous entretenons par rapport à la sexualité, et d’entendre ce qui nous empêche de vivre pleinement nos relations intimes. Ces sujets, ainsi que les témoignages des participantes, sont traités avec le plus grand respect par les accompagnantes qui ont elles-mêmes expérimenté la pertinence du processus durant une longue période de pratique.

Cette pratique est offerte en ligne, préférablement auprès de petits groupes de femmes se connaissant, ou en accompagnement individuel. Disponible aussi sous formes d’ateliers en personne quand le contexte le permet.

Accompagnante : Colette

Pour créer un groupe de partage, s’inscrire à une pratique en ligne ou demander des renseignements : offriraucorps@gmail.com

« J’ai ressenti un grand calme en dessinant des images de couples qui font l’amour…

…C’était une période quand j’étais frustrée du manque d’attention de mon mari, et je ne savais plus comment l’intéresser à avoir des relations sexuelles épanouies. Le simple fait de dessiner ces images a changé quelque chose en moi, à ma façon de voir la sexualité. Je crois que dessiner l’intimité nous a aidé à nous retrouver. »

« Le fait de dessiner un geste d’intimité entre un homme et une femme, ou entre deux hommes ou deux femmes, peu importe, met en relief le geste offert par les deux partenaires de ce moment de partage et d’amour.

« Dessiner l’intimité m’a permis d’apprivoiser et de vraiment reconnaitre en moi les deux énergies en présence, en l’occurrence celles de l’homme et la femme. Dessiner un geste d’amour m’a rendu plus sensible à ce qui se donne à l’autre. »


Je réalise que l’amour est un geste d’offrir, soit un espace ou un élan d’amour, à l’autre. L’homme et la femme, chacun avec leur biologie unique, ont cette possibilité d’offrir et d’accueillir. L’amour est un mystère magnifique et le dessin me permet de le reconnaître encore plus comme tel, et de l’approfondir encore et encore.

Là où je ne voyais que des gestes qui excitent, je vois maintenant un espace rempli d’un infini potentiel de tendresse et de toute la beauté que permet l’amour. »

« Dessiner l’intimité m’a mis en contact directement avec la vulnérabilité vécue par les partenaires de l’amour. Je réalise que cette vulnérabilité, lorsqu’elle est vécue dans le corps et le cœur de la personne, ouvre grand les portes de la tendresse partagée et de la puissante beauté du geste amoureux. »

« Sans cette vulnérabilité offerte à l’autre, l’amour n’est plus qu’un simulacre, un moment de commerce, moi je te donne, si tu me donnes, et ça c’est triste à voir. Le dessin me rend plus présente à chacun de mes gestes et consciente de ce que j’accueille en moi et de ce que j’offre. »

« Est-ce que je voyais que le regard que je posais sur l’intimité était blessée?

Je ne pense pas, je vivais l’intimité avec mon amoureux et j’en étais heureuse. Je ne réalisais pas qu’au fond, je ne percevais pas encore combien mon regard était blessé et divisé et que cette blessure était agissante en moi à mon insu.

Lorsque j’ai commencé à dessiner des images d’intimité, j’ai réalisé combien j’avais des crispations à regarder les images des corps intimes des hommes et des femmes que je dessinais. En prenant conscience de ces crispations et de ces sentiments de dégoût, j’ai compris qu’il y avait en moi, derrière mon regard, tout un bagage de jugements profonds au sujet des corps humains. Lorsque je dessinais une fleur, ou un bébé ou un animal, c’était libre en moi. Or, toute une tension intérieure se mettait en marche devant des images d’intimité d’hommes et de femmes. En fait, c’était un jeu complexe de tension entre le dégoût et l’excitation qui me rendaient vraiment mal à l’aise. 

J’avais peur d’alimenter une forme de voyeurisme ou même de me sentir vicieuse. Malgré le malaise, j’ai persévéré, car je sentais qu’il y avait vraiment quelque chose à approfondir sans savoir pourtant où cela me mènerait.

Après des années de dessin de corps dans l’intimité, je reconnais que toute ces malaises ont disparus. Le fait d’apprendre à dessiner sans porter de jugement sur le sujet et en ouvrant mon cœur a permis tout autre chose. Lorsque je dessine la relation intime entre deux personnes, je le vis intérieurement, je sens la beauté du geste de part et d’autre. Le dessin m’a permis d’ouvrir mon regard sur toute une dimension que je croyais sale ou vicieuse et de la voir sans jugement, pour ce qu’elle est.

Je crois qu’il faut l’expérimenter pour le comprendre. »

« j’ai aussi besoin de dessiner des rapports amoureux de personnes vivant le handicap, en souhaitant pouvoir aider à doucement ouvrir une brèche dans la dureté des tabous et des malaises qui entourent les relations amoureuses des personnes vivant avec un handicap. Et rendre hommage à la différence… »

« Le fait de dessiner l’intimité m’a permis d’apprivoiser ce qui est tellement mal vu et mal aimé. On accepte facilement le fait que la pornographie existe et qu’elle plaise à bien des gens. Cependant, on ne réalise peut-être pas à quel point ces images illustrent vraiment un jeu de pouvoir qui ne laisse aucune place à la vulnérabilité. Les jeux de séduction, les peurs cachées de ne pas être à la hauteur ou de plaire à son partenaire prennent tellement de place que dans ces jeux l’amour est en faillite. »

« Le dessin m’apparaît comme un outil puissant qui enlève un à la fois les voiles des blessures inconscientes dans mon regard. À force de dessiner l’intimité ou les corps dans leur vulnérabilité, je continue de libérer tranquillement le corps des préjugés enracinés qui le dominent et l’écrasent. »


Notre engagement :
Pratiquer à répétition de nouvelles façons,
plus accueillantes et aimantes, de regarder le corps et l’ensemble de la création!